1. Un deuil peu commun... (4)


    Datte: 20/06/2022, Catégories: Trash, Auteur: antonin mordore, Source: Xstory

    ... vécue, selon lui.
    
    Le voyage de deux heures pour amener le beau-père chez eux, dans leur petit foyer calme et sans histoire, avec la résolution d"entourer le malheureux, de le consoler au mieux de ses possibilités, mais en ayant la conviction que tout cela ne mènerait à rien : Cécile avait senti l’aile de la Mort se refermer sur le pauvre père de son mari !
    
    Alors, elle savait que son mari, bon artiste, mais handicapé par une empathie, et parfois une neurasthénie profonde, perdrait tout goût pour la création artistique... s’il devait subir un second deuil aussi rapproché ! Et alors que deviendrait-il, et elle ? Elle n’avait pas envie de reprendre un travail ; elle était, malgré ses nombreuses qualités, dont une gentillesse désarmante et une profonde bonté pour les autres, affublée d’une fainéantise abyssale !
    
    Elle, ce qui lui plaisait, c’était de tenir la maison, de recevoir son petit mari devant une bonne table, de se coucher tranquillement tous les soirs. Avec néanmoins une vie sociale excitante : des vernissages où elle brillait, elle, la femme et l’égérie de l’artiste, des soirées bourgeoises chez des amis, des invitations officielles par les autorités, cérémonies dans lesquelles elle se mélangeait avec délectation, au monde des médias, de la politique locale et des grands bourgeois.
    
    Voilà ce qu’elle aimait avant tout... et tout cela, son "Titanic de sérénité" allait venir se fracasser sur l’iceberg du deuil de son beau père !
    
    C’était inacceptable, elle se ...
    ... promit de faire tout ce qui était en son pouvoir pour maintenir le beau-père en vie, et ainsi protéger son mari !
    
    Alors sa décision fut prise en un instant, elle allait se dévouer corps et âme au bonheur de son beau père... enfin plutôt dans le sens contraire, d’abord l’âme, puis le corps... mais elle ne le savait pas encore à ce moment-là !
    
    Cécile pleurait doucement en se mirant dans la porte du réfrigérateur. Elle aurait dû être fière de son apparence, mais la honte était trop forte !
    
    Elle ne pourrait pas ! Pas devant son mari ! S’il n’y avait eu que le père...
    
    Elle se remémora comment tout avait commencé, une semaine plus tôt, lors de la séance photo...
    
    Le père lui avait fait prendre des poses, avec le soleil derrière elle, pour trouver les plus beaux moyens d’expression de son corps. Cécile était flattée d’être pour la première fois de sa vie, l’objet de l’intérêt d’un artiste photographe. Elle se dit que, bizarrement, son mari ne lui avait jamais proposé d’être son modèle. Mais là, elle allait pouvoir révéler la quintessence de son aura féminine, et l’incandescence de sa beauté de femme.
    
    Et puis le père lui avait dit qu’elle était un modèle parfait, mais qu’il était dommage que le soleil ne dévoilât pas un plus, la vivacité des formes de son corps. Il lui demanda alors innocemment, si elle ne voulait pas retirer ses sous-vêtements, pour que l’appareil puisse prendre les ombres de ses seins et les courbes de ses cuisses, révélées par le soleil.
    
    D’abord ...
«1234...10»