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Un deuil peu commun... (4)
Datte: 20/06/2022, Catégories: Trash, Auteur: antonin mordore, Source: Xstory
... sexuelles profondes. L’île déserte de sa débauche future, avec l’attrait de plaisirs immoraux et cachés dans les fourrés inextricables et luxuriants de sa psyché profonde, et de ses désirs impurs ! Tel le naufragé, choqué par le désastre de son existence, la jeune femme, chamboulée par une catastrophe imprévue, en l’occurrence ce deuil soudain de sa belle-mère, essayait de retrouver la mémoire, de trier ses pensées, de les ordonner, comme pour trouver un schéma cohérent à tout cela, vu du haut de la colline de ses fantasmes, son futur royaume de "Robinsonne Crusoé" de la perversion ! Il est vrai qu’elle aimait bien son beau père, cet homme charmant, charmeur, qui ne faisait pas ses 63 ans ! Comme elle aurait voulu voir chez son mari cette décontraction simple, cette assurance débonnaire, ce charisme qui attirait toutes les femmes jeunes ou matures ! Elle devait s’avouer qu’elle n’était pas insensible à son charme ténébreux. Mais Cécile était une femme fidèle, simple au-delà de toute précaution. Pas d’aventures, même pas l’idée de se retrouver dans le lit d’un autre homme, fût-il aussi séduisant que son beau-père ! En un sens, parfois elle en venait à jalouser le père, et à maudire le fils de n’avoir pu hériter de tout ce charme ! Aussi Cécile n’était pas "une flèche au lit"... Errol Flynn avait préféré abandonner son arc, n’utilisant ses flèches que pour y faire griller des pommes au-dessus du feu, au lieu de les envoyer, tel Cupidon dans le cœur des hommes ...
... disponibles... Elle faisait le strict minimum syndical au lit, tel un Philippe Martinez ayant trop abusé du pastis, lors d’une réunion du parti avec ses camarades de lutte ! Mais son mari paraissait s’en accommoder. Aussi les porte-jarretelles des débuts du mariage, les nuisettes affriolantes avaient-elles été rapidement remisées dans le plus haut tiroir de la commode, gentiment remplacées par des chemises de nuit qui auraient laissé de marbre un Rocco Siffredi après un mois de jeûne sexuel ! Et pourtant elle se savait une très jolie femme, avec un corps d’enfer, mais un sexe qui en avait oublié tous les réflexes de la chair ! Et la petite vie routinière, avec les repas pris avec son mari, les coïts bimensuels ; les joies d’avoir suivi la scolarité brillante de son fils, à présent étudiant dans la ville de Montpellier, lui avaient fait oublier les vagues dévastatrices du plaisir, qui avaient autrefois envahi la caverne marine de son sexe. Mais c’était comme ça, le Titanic voguait sur une mer étale, calme, froide, au clair de lune de la routine sans percevoir aucunement l’iceberg pernicieux, qui allait faire voler en éclat ce voyage matrimonial chiant à en mourir ! Et puis la catastrophe ! Le coup de téléphone, tel l’appel au secours de la vigie, qui vous laisse les bras ballants, les larmes aux yeux et la conviction que plus rien ne sera comme avant ! Et puis la crémation de la belle-mère, égérie de son beau-père, sans qui la vie ne valait plus la peine d’être ...