1. Ricochets (1)


    Datte: 16/06/2022, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: Faunus

    ... faisait l’effort de sourire. Après s’être levée, elle lui tendit la main pour prendre congé.
    
    — Non, je pense que vous aurez l’occasion de le lui dire vous-même. Laissez-moi vos coordonnées, si la situation évolue ou si j’entends parler d’un poste, je vous ferais signe.
    
    En souriant, elle se contenta de lui tendre son C.V., puis se dirigeant vers la sortie elle salua au passage la femme avachie derrière son bureau. En se retrouvant à l’air libre elle se sentait à la fois contente et contrariée. Déçue de ne pas avoir pu décrocher un emploi et ravie d’avoir rencontré deux personnes aimables dans la même journée.
    
    Plusieurs semaines s’étaient écoulées et Fabienne avait essuyé plusieurs échecs. Ce qui avait entraîné une période d’abattement qui l’avait conduite à baisser les bras. Elle sortait d’une semaine passée à traîner en petite culotte dans son appartement. Malgré tout, elle avait toujours à l’esprit que l’horloge ne s’arrêtait pas et que le jour sans indemnités approchait inéluctablement. Elle ne savait pourquoi, mais ce matin elle avait envie de modifier son apparence. Elle s’était donc beaucoup raccourci les cheveux et maintenant vêtue d’une chemise, d’un jean et d’un blouson d’aviateur bien épais elle se dit qu’elle avait eu la main lourde. « Et merde ! J’ai la tête d’un garçon ! » En se regardant dans le miroir, elle se fit une grimace, le côté androgyne ne lui plaisait pas vraiment. Elle se dit que les cheveux repousseraient et qu’elle aurait dû se vêtir en ...
    ... fille. Elle émit un petit rire avant de se diriger vers la porte. Ce matin, elle ne savait où diriger ses pas, pourtant, elle était décidée à décrocher un boulot. Après une matinée remplie de refus, pourquoi ses pas l’avaient-ils conduite devant cette tour ? Elle savait que la société auparavant contactée ne l’accueillerait pas mieux aujourd’hui. De plus, le flot de personnes passant la porte lui indiquait qu’il était midi, ce n’était donc pas la peine d’essayer une fois encore. Perdue dans ses pensées, Fabienne avançait la tête baissée à contre-courant. Quelqu’un venait de la heurter de face. C’était le sentiment qu’elle en avait.
    
    — Hé ! Vous pourriez au moins regarder où vous allez !
    
    Avant de lever la tête, la première chose qu’elle vit fut une robe qui lui donna l’impression de voir une corolle d’où des jambes fines semblaient sortir comme le pistil d’une fleur.
    
    — Excusez - moi j’avais la tête ailleurs.
    
    Elle avait redressé sa tête pour répondre à la femme qui l’interpellait de la sorte. Les températures en baisse avaient fait sortir les tenues hivernales. La veste épaisse au col relevé et le bonnet ne laissaient apparaître qu’une petite partie du visage. Fabienne s’efforçait de sourire.
    
    — Hum ! Il me semble que je vous connais ?
    
    — Je ne le pense pas.
    
    — Mais oui ! Je me souviens très bien de vous ! Alors, l’avez-vous obtenu ce travail ? Mon frère m’a dit que vous étiez passé le voir à son bureau.
    
    En entendant ces précisions, Fabienne sourit franchement à ...
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