1. Ça se corse (bien qu'on se dirige vers Genève)


    Datte: 22/05/2022, Catégories: fh, ff, couleurs, Collègues / Travail uniforme, nympho, jalousie, pénétratio, fsodo, Auteur: Domi Dupon

    ... venait de se faire jeter alors Élodie sentit que c’était à elle d’intervenir.
    
    — Pourquoi globalement ?
    — Parce que Demaville, en plus d’être une légiste, est une bonne femme et que vous avez l’art de couper les cheveux en quatre.
    — Cela signifie-t-il qu’elle a émis quelques réserves ?
    — Elle est surtout sortie de son champ de compétence.
    
    Et de leur expliquer qu’elle avait signalé dans son rapport que la force, le nombre (12) des coups indiquait une grande colère. Les trois derniers ayant été certainement assénés alors que la victime avait déjà expiré. Pour la légiste, l’assassin avait perdu son sang-froid. Un cambrioleur surpris ne se serait pas acharné sur sa victime : il l’aurait mise hors d’état de nuire et se serait enfui. Demaville avait la certitude qu’il existait une connotation personnelle dans cette agression, que l’assassin connaissait la victime. Bien que cela l’ennuyât profondément, Castagnette ne mettait pas en doute le jugement de la légiste et ils allaient être obligés d’en tenir compte.
    
    Ils le mirent au courant de leurs dernières avancées. Il dut admettre qu’il allait falloir enquêter sur la vie de Henneau et sur ses proches, dont les voisins. Si elle connaissait son assassin, celui-ci habitait peut-être le hameau ou y était probablement déjà venu. Donc, retour à Mérissard ! Les interrogatoires de routine de la veille allaient devoir être repris et approfondis. Castagnette décida que Moitoux et lui s’en occuperaient tandis que les deux technos ...
    ... essaieraient de faire parler les éléments récupérés sur la scène de crime.
    
    Ils s’apprêtaient à sortir de l’open space quand l’intro de« Do I Wanna Know » des Artic résonna. Le téléphone de Desbois. Il décrocha et soudain cria :
    
    — Patron, attendez ! C’est mon collègue suisse !
    
    À la tête qu’il faisait, ils comprirent que c’était du lourd. En effet, les employeurs de Henneau venaient de contacter l’IPA pour l’avertir que leur employée s’était normalement présentée à son travail et avait été très surprise d’apprendre sa mort. L’IPA avait pu lui parler. Si elle était bien née à Cassis à la date indiquée, elle n’avait jamais vécu à Mérissard, ni même dans l’Ain. À cette annonce, Cité exulta. Le mystère prenait encore de l’ampleur et les questions s’accumulaient.
    
    Henneau n’était pas Henneau ! Alors qui était-elle ?
    
    Il était plus qu’évident qu’elle se cachait. Mais pourquoi et de qui ?
    
    Le mobile du simple cambriolage devenait quasiment invraisemblable. Mobile de l’assassin ? Exécution, vengeance ou quelque chose de plus tordu ?
    
    Élodie et les deux technos, bien qu’ils ne l’auraient pas avoué, étaient ravis de cette situation : une vraie enquête. Castagnette, nettement moins. Impossible de laisser aller dans l’attente aléatoire qu’un petit voyou se fasse arrêter et avoue le meurtre.
    
    Cela ne changeait rien aux projets des deux enquêteurs : ils partirent pour Saint-Pons après que le capitaine eut demandé à Desbois de lancer une recherche sur les empreintes de la ...
«1234...15»