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La baleine rose (1/2)
Datte: 18/05/2022, Catégories: A dormir debout, Auteur: Philus, Source: Hds
... tu veux, les deux lignes sont bondées l’une comme l’autre ce jour-là. Je te propose cette fois-ci de monter avec toi et de rester pour empêcher les autres personnes de t’approcher de trop près. D’accord ? — Oui, mais d’ici là, je vais me faire du souci, conclut Élisabeth. * Le feu d’artifice était si réussi, qu’il fit oublier à Élisabeth ce qui devait se passer après. Martine et elle ne cessaient de s’exclamer et d’applaudir à chaque fusée multicolore qui éclatait dans le ciel d’encre. Puis ce fut le bouquet final accompagné de détonations formidables amplifiées par la configuration des lieux. Toute la foule acclama les concepteurs du spectacle, puis les réverbères se rallumèrent. — Tu es prête Zabeth ? demanda Martine. Puis, pour détendre l’atmosphère, elle ajouta : — Des milliers de bites n’attendent que toi… — Tu ne serais pas là, je rentrerais chez moi, fit Élisabeth. — Allons, tu verras comme tu te sentiras bien quand ce sera fini. — Espérons. Nous montons à « Jules Guesde », mais direction « Dromel ». — Comme tu veux, concéda Martine. Emportées par la foule, les deux jeunes femmes se dirigèrent vers la bouche du métro. Comme prévu, le quai était bondé et, lorsque la rame arriva, une cohue fébrile s’entassa précipitamment dans les wagons. Les deux amies firent de même, mais furent vite séparées malgré elles. Élisabeth se retrouva isolée et, ne pouvant pas parler à son amie, Martine lui envoya un SMS : « Vas-y, c’est le moment. Prends ...
... celui près de la porte qui donne sur la voie ». Élisabeth regarda l’endroit proposé et vit un homme tournant le dos à la foule. Il observait, indolent, à travers la vitre, les gens circulant sur le quai. Il ne bougea pas quand le métro démarra. Élisabeth se décida et se fraya un chemin dans sa direction pour se positionner derrière lui, légèrement sur sa droite. L’inconnu était vêtu d’un imperméable fin avec de grandes poches sur les côtés. Élisabeth regarda à droite et à gauche et, comme personne ne faisait attention à elle, fourra discrètement sa main dans la poche du vêtement. Le rythme cardiaque s’emballant, elle resta immobile pendant quinze secondes avant d’avancer prudemment le bras. Par chance, la doublure était décousue dans le fond ce qui lui permit de plaquer sa paume nue à l’endroit où elle savait se trouver la braguette. L’inconnu eut un sursaut, se retourna brièvement, aperçut Élisabeth, sourit, puis sembla repartir dans ses rêveries en scrutant de nouveau à travers la vitre. Le cœur de la jeune femme, prêt à se rompre, se calma. Apparemment, il n’était pas contre se faire peloter. Quant au reste, c’était une autre histoire. Élisabeth caressa la bosse que formait le sexe sous le pantalon. Elle sentit la verge s’allonger et se durcir, mais l’étroitesse du vêtement rendit l’érection inconfortable pour l’inconnu. Elle accrocha la languette de la fermeture de la braguette entre le pouce et l’index, la descendit le plus loin possible, puis elle attrapa la ...