1. Dans l'espace, personne ne vous entend jouir


    Datte: 09/05/2022, Catégories: f, fh, ff, amour, Voyeur / Exhib / Nudisme sf, Auteur: Calpurnia

    — Ouf, fait chaud !
    
    Helen Riplay essuie son front avec ses mitaines, sans jamais lâcher la crosse de son fusil automatique à balles explosives ni quitter des yeux l’écran du détecteur de mouvements. Rien ne bouge aux alentours depuis plusieurs heures. Le silence se fait pesant. Seul le léger sifflement du système de réoxygénation de l’air nous rappelle que nous nous trouvons dans un vaisseau spatial à la dérive, si loin de toute planète habitable.
    
    — Tu crois qu’ils vont attaquer bientôt ?
    — T’inquiète pas, répond Helen en haussant ses larges épaules : ils ne vont pas nous oublier, même s’ils ne peuvent pas nous voir directement. Ils noussentent. Ils doivent même trépigner d’impatience. Les xénomorphes ne laissent jamais filer leurs proies.
    
    Je m’allume une cigarette. La dernière du paquet, sans doute celle du condamné. D’ici une heure ou deux, peut-être avant, les aliens vont passer à l’action. Leur reine, la plus dangereuse de tous, commande la manœuvre. Nous sommes à un contre dix, peut-être vingt, et n’avons pas l’ombre d’une chance face à ses créatures nées pour tuer.
    
    — Ça t’arrive de regarder un porno ? me demande-t-elle.
    — On va bientôt crever, et tu veux perdre ton temps avec un film cochon ?
    — Oui, mais en direct, si tu vois ce que je veux dire.
    
    Elle est obligée de poser son armement pour se déshabiller, mais elle le fait à toute vitesse. Puis elle siffle entre deux doigts.
    
    — Amène-toi, Hans. J’ai envie de baiser. Non, pas envie : besoin. Sors ...
    ... ta bite, et prends-moi en levrette. Maintenant.
    
    La voix est pleine de ressentiment. Hans est un androïde fabriqué par la société Weyland-Yutani, l’imitation parfaite d’un homme au sommet de ses charmes, le David de Michel-Ange en l’occurrence. Enfin, pas si parfaite pour tout le monde. Lui, au moins, il n’a rien à craindre des aliens : ceux-ci ne l’attaqueront pas, sachant pertinemment qu’il n’est pas comestible. Helen éprouve une haine viscérale contre ces humains artificiels, dont l’un d’eux l’a trahie, dix ans auparavant – temps subjectif tenant compte de la relativité restreinte – sur ce même Nostromo.
    
    Rien à faire : j’ai beau la savoir absolument hétérosexuelle, je mouille lorsque je la vois dévêtue. Une aura se dégage d’elle, une force extraordinaire dont elle rayonne. Si au moins elle acceptait que je lui prodigue de doux câlins ! Comme j’en ai envie !
    
    Quarante-huit heures plus tôt, ce même Hans nous réveillait prématurément de notre hibernation à bord de l’Auriga-14. Il avait à nous annoncer une information suffisamment extraordinaire pour justifier la mise en œuvre de la procédure spéciale : le radar de bord venait de détecter la présence du cargo spatial Nostromo, pourtant réputé détruit en 2122 par son équipage lors d’une confrontation avec un alien qui s’était introduit à bord. Helen était l’unique survivante. Elle avait indiqué à la commission d’enquête avoir déclenché le processus d’autodestruction du vaisseau avant de prendre place dans une navette de ...
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