1. Balbutiements (4)


    Datte: 05/05/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    ... d’après-midi. Alors je monte deux cannes aussi pour lui.
    
    — Vous allez sur le lac ou vous restez sur la berge ?
    
    — Non, je vais sortir le bateau… tout doit être prêt pour demain.
    
    — Et je connais ton ami ? C’est pour le diner… que je sache quoi faire comme repas.
    
    — Je suppose que oui ! Prévois même qu’il dorme à la maison. Quant à ce qu’il aime en matière culinaire… je n’en sais fichtre rien ! Tu fais comme si nous n’étions que toi et moi, pas besoin d’une cuisine raffinée… là n’est pas l’essentiel.
    
    — Ah bon ? Et où se trouve-t-il ?
    
    — Disons que je jubile déjà à l’idée de la soirée… notre invité s’appelle Dimitri… ça te parle ?
    
    — … ?
    
    Je ne suis pas tombée, mais ce n’est que grâce à ses réflexes. Michel me rattrape au moment où mes deux quilles m’abandonnent. Il rigole et je ne sais plus trop quoi dire. Ses vilaines pattes se sont très vite frayé un chemin sur ma poitrine. Il a ouvert mon chemisier sous prétexte de me donner de l’air, de m’aider à respirer mieux. Résultat, le bâillon de chair qui entrave mes mâchoires fait des va-et-vient en douceur dans mon gosier. Il sait se faire mâle quand le besoin s’en fait sentir. En fait de respiration, c’est plutôt de fellation dont il s’agit. Et la suite est inéluctable, rassurante et jouissive.
    
    — Ça va mieux ? Tu m’as fait peur, j’ai bien cru que tu allais t’évanouir.
    
    — En tout cas, ta manière de me ranimer… est très performante. Bon tu m’expliques un peu… pour demain ? En espérant que mon dos se ...
    ... remettra. La cabine de ton foutu bateau n’a rien de confortable. Et c’est comme pour les voitures, nous avons passé l’âge de faire des cochonneries dans des espaces aussi restreints.
    
    — Dis que tu n’as pas apprécié ? Tu ne peux pas feindre, simuler un orgasme pareil. Regarde-moi ça ! Notre hôte demain va avoir les fesses au frais.
    
    — La faute à qui, je me le demande !
    
    Le siège est maculé d’une large auréole dont je sais la provenance. Et mon mari se bidonne. Je suis soulagée et extrêmement nerveuse à l’idée de ce qui va arriver demain. Il le sent et tente de me rassurer. Mais c’est peine perdue, je suis « en âne » pour tout le temps qui nous sépare de l’action. Il essaie par tous les moyens de refréner mes sautes d’humeur. Et ça se conclut comme d’habitude par une partie de jambes en l’air qui m’assomme au point d’oublier ce qui m’attend. Au moins pour la partie nuit de cette expectative.
    
    Il ne m’accompagne pas au marché du samedi matin. Trop affairé à pêcher quelque menu fretin, une ribambelle de vifs pour une sortie lac qu’il veut réussie. Alors, je calme mon excitation en déambulant dans les étals des marchands qui viennent chaque semaine vendre leurs produits frais. Et pour la fraicheur, ce matin nous sommes servis. Le mercure ne dépasse guère les zéro degré au thermomètre de la pharmacie. Pour donner force et vigueur à mes guerriers nocturnes, de beaux tournedos servis à la « Rossini » et je trouve également un éclat de truffe, de quoi réjouir les papilles de mes ...
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