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Balbutiements (4)
Datte: 05/05/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... seule ce que tu me demandes… — Pourquoi est-ce que j’ai encore l’impression que tu amènes le sujet parce que tu as bien préparé ton coup ? — Parce que tu es avocat et que tu vois le mal partout… où tu envisages toutes les possibilités sans pour cela avoir forcément la bonne solution… mais voilà, nous en avons parlé et ce ne sera que dans ces conditions que tu auras ce que tu désires… — … Pff ! De plus je suppose que tu as gardé le numéro de téléphone du jeune homme du piano. — C’est lui et personne d’autre, sinon, je ne fais rien… et tu es là aussi. — Le numéro… il est dans ton téléphone, puisque tu me l’avais prêté… tu te charges de l’appeler ? — Oh que non ! Tu veux faire cela, et bien je te dis que je veux bien essayer, mais là s’arrête ma collaboration mon amour. — Humm ! Oh ma belle cochonne… regarde un peu… Et c’est vrai que ce que je vois dépasse de loin ce que mon imagination pourrait inventer. C’est droit comme un I, c’est dur comme de la pierre et c’est chaud telles des braises. Alors, puisqu’en fin de compte, j’ai obtenu satisfaction, il n’y a pas de raisons pour que je renâcle et le grand jeu recommence, là, sur notre lit, avec en prime un film qui se déroule dans nos caboches. Je ne suis pas persuadée que ce soit en fait le même dans nos deux cervelles. Bien que les images doivent être d’égale facture… et je me félicite de lui avoir mâché le travail. Les jours qui suivent cette discussion très spéciale, je me sens sale de l’intérieur. ...
... C’est comme si j’avais fait un acte répréhensible, je m’en veux de l’avoir mystifié et conduit finalement là où je le désirais. J’ai beau me raisonner, me soulager en me répétant que c’est lui qui est demandeur, je ne peux m’empêcher de songer que c’est pire que l’acte en soi. Je suis fébrile, anxieuse de ce qui va maintenant arriver. Je pose des jalons, en laissant mon téléphone dans une place bien définie pour voir si Michel l’a touché. Et mentalement je me prépare à un incroyable sacrifice. Celui du partage de ce corps, dont lui seul a la jouissance depuis toutes nos années de mariage. Un matin, je sais qu’il a ouvert mon portable. Mon impatience grandit au fil d’une journée où je n’ai guère de concentration pour mon travail. Il rentre le soir de son bureau, mais je me garde bien de lui poser la moindre question ! Viendra-t-il à moi ? Me racontera-t-il s’il a contacté ce fameux Dimitri ? Je doute de tout, je suis énervée. La dissimulation n’est pas mon fort, tout comme la duplicité. Celle dont j’ai fait preuve pour le mettre dans le coup me reste sur le cœur. Lui est gai comme un pinson. Dans sa remise où je viens de le rejoindre, il prépare son matériel pour une partie… de pêche. — Ah ! Demain, c’est donc une expédition sur le lac que tu prépares ? — Oui ma belle… j’ai besoin de me détendre. Et puis j’ai invité un ami à venir faire un tour pour taquiner le carnassier. — Un ami ? Il va déjeuner avec nous ? — Non, diner sans doute… il n’arrivera qu’en début ...