1. Vendue (1)


    Datte: 30/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliqué ? Un proverbe que j’aurais bien jugé absurde il y a quelques mois, mais… il faut que je vous raconte…
    
    — xxxXXxxx —
    
    A vingt ans le premier homme, celui de toute une vie, de toute ma vie, je l’ai cru longtemps. Puis au bout de sept années, la lassitude pousse parfois les gens à faire des trucs impensables. Alors oui… ce Daniel de mes premières amours, un après-midi de septembre est devenu un homme trompé. Celui avec qui j’ai franchi ce cap a des yeux verts, me fait sourire et se montre plutôt entreprenant. Je me doute bien qu’il a ce même comportement avec toutes les nanas qu’il croise.
    
    Il n’est pas question que nous vivions ensemble de toute façon et je n’aime pas les situations ambiguës. Enfin… je dois d’abord relater cette rencontre qui a fait de moi une épouse infidèle. Rien d’original, comme dans la plupart des cas de ce genre. Nous sommes tout bêtement deux collègues et nous occupons chacun un bureau dans une pièce. Alors, la discussion ne s’arrête pas au sujet de l’entreprise, ou de notre job.
    
    Lui, se prénomme Jean, il a cinq ans de plus que moi. Et mon Dieu, il vivait une vie assez spéciale avec une dame plutôt guindée. C’est du moins ce qui ressortait de nos dialogues, les jours de mauvais temps, dans son couple. J’avais de suite compris que les matins où il était en avance au boulot, les soirs où il s’éternisait au bureau correspondaient en fait à des moments « difficiles ». Alors de fil en aiguille… ...
    ... nous avions fini par nous raconter des bribes de ce que nous vivions.
    
    Je dois dire que chez moi, c’était plutôt calme, et que la routine avait gagné la partie. Oh ! Bien entendu que de temps en temps Daniel se rappelait qu’il avait une épouse et il lui prenait l’idée… l’envie de faire l’amour. Un passe-temps ordinaire exécuté en deux minutes, plus hygiénique qu’amoureux quoi. Il était loin le ciel de nos amours de folie. Alors la routine avait sans doute beaucoup œuvré dans le rapprochement opéré cet après-midi-là.
    
    Par contre, nous n’avions aucune crise, jamais un mot plus haut que l’autre. Les sentiments avaient dérivé vers une amitié sincère et ni lui ni moi n’osions nous l’avouer, nous ne nous aimions plus vraiment. Alors, après la pause de midi de ce jour-là, j’avais remarqué que Jean avait des larmes dans les yeux à son retour du déjeuner. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais triste pour lui. Bêtement, j’avais tenté de le faire sourire. Ce faisant, nous avions discuté gentiment.
    
    — Tu n’as pas l’air dans ton assiette. Tu as des problèmes ?
    
    — Non, non Cécile, ça passera.
    
    — Tu crois ? C’est de plus en plus souvent que tu affiches cette mine de déterré.
    
    —… ? Parce que tu imagines que la tienne est plus réjouissante ? Certains matins, tu viens à reculons au bureau…
    
    — Pas toujours simple de vivre à deux, tu en sais quelque chose, non ?
    
    — Ouais… mais pour moi, c’est réglé.
    
    — Réglé ? Comment ça réglé ? Qu’est-ce que tu veux dire ?
    
    — Que depuis ...
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