1. Qui fait l'ange fait la chienne (13)


    Datte: 24/04/2022, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    ... scandale pour si peu.
    
    Les deux connards finirent par se lasser.
    
    À une heure du matin, mon calvaire prit fin. Retour à la maison.
    
    J’espérais que ma patience, que mon abnégation, seraient récompensées. Vite, une douche. Thibaud, à juste titre, avant de me consommer, exigeait toujours la propreté la plus totale.
    
    Un intermède. Les préparatifs. S’employer à rendre la chair la plus voluptueuse, la plus suave possible avant de l’offrir au désordre et à l’affolement des sens... L’eau chaude m’inonde, relaxe les muscles. La mousse parfumée, versée en abondance, huile mon corps nu. Mes mains dérapent sur la chair capiteuse, s’attardant sur mes seins déjà si lourds, gonflés comme des baudruches. Mes doigts soupèsent ces mamelles replètes qui débordent d’une laitance mystérieuse, un lait impossible à traire, car sécrété par les désirs d’une jeune femme insatiable. Mes tétons se dressent, sensibles à en être douloureux. Mon ventre frémit, mes reins se cambrent, ma fente chouine et des larmes de mouille perlent. Ma croupe d’une blancheur virginale, pleine, resplendit comme une lune, aveuglante dans la nuit alors que les chattes, à qui mieux mieux, hurlent, hurlent leur manque de mâle. Mon Dieu, je suis en chaleur ! Mais... Quand je pénètre dans la chambre, brûlante d’être pénétrée...
    
    ... il s’était endormi ! Et moi, allongée, nue, trop excitée pour dormir, je n’eus droit qu’à des rêvasseries éveillées, impuissantes, tellement frustrantes et inconsistantes, vaines ...
    ... expectatives, attentes inassouvies d’un pieu qui me fouille, me laboure, et enfin m’accomplisse.
    
    En tout cas, le soir, il ne me trompait pas. J’en avais la preuve. Mais par contre, la journée, impossible de le surveiller. Il avait tout loisir de baiser à tout-va. J’avais quelques soupçons, mais aucune preuve de son infidélité. Alors quoi ?
    
    Pourquoi ne m’honorait-il plus ? Une simple baisse de libido ? Mais dans ce cas, comment expliquer que quand je me frottais à lui il bandait comme un taureau ? Il n’y avait qu’une seule explication : son attitude dédaigneuse, face à mon manque de retenue, prouvait sa supériorité. Lui, il contrôlait ses pulsions animales. N’avais-je pas été éduquée dans l’admiration des philosophes qui prônaient le primat de l’intellect, de la volonté sur la tyrannie du corps ? Je me devais de l’imiter... et de le vénérer encore plus, moi, la faible femelle, concupiscente, imparfaite et si versatile.
    
    Bien sûr, je n’osais pas aborder le sujet avec lui. J’étais encore trop complexée. Je remettais à plus tard la nécessaire discussion. À demain... Et puis après-demain...
    
    Quatre nuits ! Une éternité pour une jeune femme de 18 ans follement amoureuse. Pour ne rien arranger, j’étais en pleine période d’ovulation ! Je me serais damnée pour le sentir en moi. Qu’il me remplisse, qu’il m’inonde de son foutre, qu’il m’ensemence !
    
    Le quatrième jour, je ne pensais plus qu’à ça.
    
    Impossible de me concentrer en cours, assise sur la chaise, me tortillant d’inconfort, ...
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