-
Les frasques d'Édith (7)
Datte: 20/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... personnes qui font tapisserie, vient perturber par son ouverture le calme de l’endroit. Une femme, grande et mince, elle également vêtue strictement vient d’entrer. — Messieurs, Madame ! Je suis Maitre Buzzati et puisque vous êtes tous là, nous allons donc procéder à la lecture du testament de Monsieur feu Gaston Soulignon ! Veuillez-vous donner la peine d’entrer dans mon bureau. Trois personnes donc se lèvent de leurs sièges et pénètrent dans l’étude de la notaire. — Si vous voulez bien prendre place. J’aurais besoin d’une pièce d’identité pour chacun d’entre vous, afin de m’assurer que vous êtes bien les héritiers de Monsieur Soulignon. Tous s’exécutent sans un mot. Édith suit donc le mouvement et remet sa carte d’identité nationale à celle qui la réclame. L’autre gribouille sur un grand livre, puis rend à chacun son sésame. — Bien ! C’est parfait. Nous avons ici les deux neveux de Monsieur Soulignon et vous Madame, qui bien que n’étant pas membre de sa famille êtes légataire de l’oncle de ces messieurs. Des questions avant que je procède à la lecture du testament ? — À quel titre suis-je là, puisque je ne fais pas partie des proches de ces messieurs ? — C’est un peu long à raconter. Vous messieurs, vous savez sans doute que les parents hélas décédés de cette dame, avaient caché pendant la Seconde Guerre mondiale votre oncle. Ils l’ont hébergé et lui ont sans doute évité une déportation certaine… peut-être la mort. — Nous sommes au courant et nous ...
... ne contestons en rien la légitimité de la part revenant à Madame. — À la bonne heure ! Bien, je peux lire les vœux de Monsieur Soulignon ? Tous sont d’accord et la notaire fait son travail. Les deux neveux se voient octroyer la quasi-totalité de la fortune de cet inconnu dont Édith n’a jamais entendu parler, ni de près ni de loin. La période trouble de la guerre n’était jamais évoquée à la maison et la jeune femme ne sait rien de rien de ce Monsieur Gaston mort à l’âge de quatre-vingt-onze ans. C’est donc avec stupeur qu’elle apprend là, dans cet office l’existence de cet homme, mais également que pour remercier ses parents, il a légué à leurs héritiers un petit cottage sur la côte bretonne. Ce qui doit représenter environ trois ou quatre centaines de milliers d’euros. Les deux neveux se trouvent pour ce qui les concerne à la tête d’une fortune dépassant allégrement les six ou sept millions de dollars américains et cette « baraque » ne représente vraiment qu’une goutte d’eau dans l’immensité de l’océan de fric qui leur tombe du ciel. Donc, tout le monde signe joyeusement les actes qui font d’eux des personnes plus riches. Et cerise sur le gâteau, Maitre Buzzati annonce aux trois que le malheureux donateur avait même pris soin de payer au fisc par anticipation tous les frais inhérents à cet héritage. Un moment abasourdie, Édith signe elle aussi, sans trop se rendre compte de ce qui lui arrive. Ce n’est que lorsque Bianca Buzzati lui remet une photographie de sa ...