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Echappée belle. (4)
Datte: 12/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Duchesse, Source: Xstory
... Que plaidez-vous ? me demanda-t-elle, très sûre d’elle. Je ne répondis pas ; je tournai la tête en direction de la fenêtre ouverte sur le jardin, d’où montaient les voix masculines. Comme si la météo avait décidé de se mettre au service du dilemme moral auquel j’étais confrontée, le ciel s’obscurcit et l’astre nocturne s’effaça derrière des cumulonimbus qui ne laissaient que peu de doutes quant au changement de temps prochain. Nous fûmes plongées dans un noir quasi absolu. La chaleur me montait à la tête et mon envie d’elle me martelait les tempes et l’entrejambe, mais je pensai à Luc. Sacha le comprit instinctivement. Elle prit mon menton entre ses doigts et ramena ma tête dans l’axe dans une mouvement sinon violent, du moins brusque. Elle fit glisser ses fesses sur mon buste jusqu’à ce qu’elle ait les cuisses collées à mes seins et souleva ses hanches pour me présenter sa petite culotte au fumet qui me faisait saliver. Elle était d’un sexy qui dépassait l’entendement. Elle me sécurisa avec ces mots : — Ne t’en fais pas. On les entend. Nous n’avons rien à craindre. Je ne te fais pas envie ? Il n’y a aucun mal à se faire du bien, n’est-ce pas… Tout en parlant, son sexe se rapprochait imperceptiblement de mon visage ; je lâchai prise. D’un mouvement impulsif que je réfrénai à l’arrivée, je me rapprochai de sa minette et m’en arrêtai à quelques centimètres. Mes yeux s’étaient habitués à l’obscurité dans laquelle seule sa lingerie de coton blanc contrastait avec ...
... le gris ambiant. Savourant pleinement l’instant, j’inspirai à plein poumons pour me régaler de sa fragrance pleine de promesses. J’expirai lentement et repris de toutes petites bouffées de son odeur iodée, jouant avec sa senteur dans mon appendice nasal comme l’œnologue joue avec le vin dans sa cavité buccale. Des frissons décollèrent les racines de mes cheveux ; je sentais ma pilosité se hérisser. — Alors ? Je te laisse ou tu me lèches ? me demanda-t-elle dans une question qui n’en n’était pas une. Elle fit passer sa robe par-dessus sa tête et mit fin à mon buffet olfactif en servant ses lèvres aux miennes. Elle les écrasa sur moi avec une telle pression que j’eus l’impression qu’elle cherchait à en forcer l’entrée. Cet excès de spontanéité vit les derniers remparts de ma pudeur s’effondrer : j’ouvris la bouche et me mis à laper l’étoffe qui ne sentait rien d’autre que la chienne en chaleur. Elle m’écrasait le nez avec son pubis à m’en faire mal à l’arrête nasale, mais qu’importait ; chaque fois qu’elle faisait mine de s’éloigner, je fonçais tête baissée. Un soudain changement de luminosité réussit pourtant à distraire notre attention ; d’un coup d’un seul, la pièce fut baignée d’une lumière qui n’avait rien à envier à celle du jour. Je sursautai et paniquai, ne comprenant pas sur l’instant ce qu’il se passait. Les suppositions se bousculaient dans mon esprit. Me souvenant que Sacha avait laissé la porte entrouverte, je supputai que quelqu’un avait dû allumer la ...