1. Coupable


    Datte: 08/04/2022, Catégories: fh, extracon, jalousie, dispute, mélo, policier, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... Je la caresse, ma main remonte sous son chemisier, je lui dégage les seins pour lui embrasser la poitrine, lui sucer ses tétons qui rapidement deviennent durs. Elle ouvre ma braguette, se saisit de ma queue et se penche pour me prendre entre mes lèvres, vérifiant d’un œil si notre surveillant n’est pas trop curieux. Agnès sait que j’attends ce moment, c’est long en prison entre deux visites. Une petite branlette de temps en temps ne remplace pas la bouche d’une femme, le sexe d’une femme. Elle s’applique, lèche ma bite, me pompe le gland, quelques va-et-vient, j’éclate rapidement dans sa bouche. Ne pouvant faire autrement, elle avale en se blottissant contre moi.
    
    Ma main remonte sur sa cuisse, Agnès a tout prévu, elle a une jupe ample qui recouvre ses jambes. Des détenus m’ont prévenu, certains gardiens en profitent pour mater, petite compensation de leur bonne volonté. À la longue on s’en fout, mais s’il se retourne, il ne verra rien d’autre que la poitrine légèrement dénudée d’Agnès, sa pudeur sera sauvegardée.
    
    Ma main sous la jupe écarte sa petite culotte, lui effleure la chatte déjà bien humide, je joue avec son clito. Écartant ses lèvres, j’enfonce deux doigts en elle, caresse intime. Ma queue dans la main, elle continue de me branler. Nous nous regardons, je lis toujours son amour dans ses yeux, sa peine de m’avoir fait souffrir. Nous jouissons ensemble, elle se mord les lèvres pour ne pas trop attirer l’attention du maton qui n’a pas bougé, un brave type ...
    ... celui-là.
    
    Elle s’essuie la main avec une serviette qu’elle a l’habitude de porter avec elle, et se rajuste comme elle peut. Nous nous embrassons comme deux amants après l’amour.
    
    Plaisir rapide, mais vu les circonstances, c’est la seule solution. Après le procès, je pense que je serais en Centrale, j’aurais accès à une Unité de Vie familiale, sorte de petit appartement dans l’enceinte de l’établissement où Agnès pourra venir passer quelques jours, juste tous les deux, comme dans la vraie vie. Ce sera mieux que maintenant ; cette seule idée me permet de tenir.
    
    Reprenant notre souffle, nous discutons en attendant le retour de notre avocat qui ne tarde pas à nous rejoindre. Nous savons tous les deux qu’il va falloir attendre au moins un mois avant de nous revoir.
    
    Comme à chaque fois, je dois affronter les railleries de mes compagnons de cellule qui savent très bien ce qui vient de se passer, chacun son tour. Nous sommes six dans une cellule de quatre, impossible de se cacher quoi que ce soit.
    
    ---o Ô o---
    
    Quelle semaine je viens de vivre ! Cinq jours de procès, notre vie disséquée, les témoins, les experts. J’ai tout avoué, c’est pourtant simple.
    
    Maître Makarov me soutient, m’encourage à faire bonne figure, si je pouvais regretter mon geste ce serait un plus, mais c’est au-dessus de mes forces. Il connaît bien mon dossier, son but est clair, minimiser la peine au maximum.
    
    Après le tirage au sort des jurés, et un mot d’introduction du Président, le procès commence ...
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