1. Coupable


    Datte: 08/04/2022, Catégories: fh, extracon, jalousie, dispute, mélo, policier, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... vient de tomber.
    
    Mon épouse au premier rang du public a les yeux braqués sur moi. Je lis sur son visage de la tristesse et de l’amour. Peut-elle encore m’aimer ?
    
    Son pâle sourire est la dernière image que j’emmène avec moi. Je quitte le box entouré de deux gendarmes.
    
    ---o Ô o---
    
    Dans le fourgon qui me conduit à la maison d’arrêt, je revois cette soirée maudite.
    
    Ma femme nue en haut des marches… cet homme qui arrive derrière elle, nu également, et qu’il l’appelle « chérie »… ce revolver qui dépasse des vêtements épars sur le canapé… Le coup de feu fatal… La dégringolade dans l’escalier entraînant Agnès… Et le trou noir… la porte qui s’ouvre brusquement…
    
    Quel tourbillon ! je n’ai opposé aucune résistance. Les policiers m’ont emmené après m’avoir arraché le pistolet que j’avais encore en main. Immédiatement jeté dans une cellule du commissariat, mis en garde à vue, je n’ai appris que le lendemain que je venais de descendre un inspecteur de police. Inspecteur de police ou pas, il se tapait ma femme, bien suffisant pour moi.
    
    Impossible de dormir dans cette cellule. J’étais effondré, Agnès infidèle ! La femme que j’aime, qui partage ma vie. Mais, avoir tué cette enflure ne me causait ni remords ni regret.
    
    Première chose à faire, j’ai dû choisir un avocat pour assurer ma défense. Une amie, avocate d’affaires, me conseille maître Dimitri Makarov, pénaliste de renom. Judicieux conseil, je me suis bien entendu avec lui, outre ses compétences juridiques, c’est ...
    ... un homme humain et très compréhensif.
    
    De suite, il m’a informé ne pas vouloir plaider le crime passionnel, cela ne fera pas pencher la balance en ma faveur. Ce n’est plus une circonstance atténuante, ce serait plutôt une circonstance aggravante, au temps où tout le monde s’envoie en l’air entre amis, démontrant une certaine étroitesse d’esprit de ma part.
    
    Présenté deux jours après à un Juge d’Instruction, j’ai tout avoué, sans omettre aucun détail. Il a été facile au juge de me mettre en examen. Il lui a tout de même fallu plus de deux ans pour clore son instruction et me renvoyer devant la cour d’assises.
    
    En lisant le dossier confié par mon avocat, j’ai appris qu’Agnès avait été soupçonnée. La victime était de la maison poulaga, les inspecteurs ont essayé de minimiser la faute de leur collègue. Je les ai entendus parler de partouze, de piège, je ne sais plus encore de quelle connerie. Agnès était coupable, mais pas du meurtre.
    
    Il a fallu le zèle de la Juge d’Instruction pour ramener cette affaire à sa juste valeur et l’innocenter. C’était pourtant simple, le mari tue l’amant de sa femme, point.
    
    Agnès est restée plusieurs jours à l’hôpital pour soigner les bleus qu’elle s’était faits dans l’escalier quand ce con lui est tombé dessus. Et sur demande de la juge, elle a dû subir un tas d’analyses plus intimes, pour mettre en évidence son activité sexuelle cette nuit-là. Moi, je n’avais pas besoin de dessin pour le savoir, il faut croire que les policiers sont moins ...
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