1. Le dépucelage de mon grand-père pendant la guerre 39/45.


    Datte: 01/04/2022, Catégories: Première fois Auteur: Mlkjhg39

    Le dépucelage de mon grand-père pendant la guerre 39/45.
    
    Au décès de mon grand-père, j’ai retrouvé des carnets remplis d’une écriture serrée. Ils racontaient sa vie d’ado pendant la seconde guerre mondiale. Ce que je vais vous raconter est tiré de ce qu’il a vécu avec un rajout hot pour égayer l’histoire avec un grand H.
    
    10 juin 1940, une date qui compte beaucoup dans mon existence…
    
    Malgré les nombreuses années écoulées depuis cette date, je m’en souviens comme si c’était hier.
    
    J’avais un peu plus de 17 ans à cette époque, encore un peu insouciant de ce qui allait déferler sur la France.
    
    Mon père était le directeur d’une raffinerie à la Rochelle. J’étais un peu privilégié par rapport à mes copains comme « Fito », le fils du contremaître et de Pierre, mon meilleur ami qui habitait une rue juste à coté de la base sous-marine allemande de La Palice. Il y avait aussi Henri, fils de protestant un peu imbu de lui-même. A notre trio, c’est ajouté un peu plus tard Elia que l’on surnommait « le nain » car il avait une taille vraiment au dessous de la moyenne. Il m’avoua un peu plus tard qu’il était juif et qu’il ne fallait surtout pas le dire aux autres. On jouait encore à celui qui pissait le plus loin, c’est là que je découvris ce que voulait dire circoncis en voyant le pénis d’Elia dont il découvrait le gland au frein coupé. Et aussi que j’avais la plus grande… Ah ces conneries de gosses…
    
    La fin de l’insouciance arriva le jour où les « doryphores » ou si vous ...
    ... préférez les allemands firent irruption dans la raffinerie et nous en expulsèrent.
    
    Avec mes copains, on était si cons qu’on jouait des tours de vaches aux « frisés ». Mon père Benoit dû y mettre le « holà ». Je sus plus tard pourquoi, il ne voulait pas attirer sur lui les regards des boches car il faisait partie de la résistance. J’avais une sœur Jeannette, un peu plus jeune que moi.
    
    Les restrictions commençaient à se faire sentir, le café s’étant transformé en poudre d’orge grillé, le sucre en saccharine, le pain blanc en un ersatz de son. Les rutabagas plus fréquents que les patates et les soupes au tapioca.
    
    Suite à ces deux causes, nourriture et risques avec les allemands, mon père m’emmena passer les grandes vacances à la campagne dans une ferme proche d’un petit village, Thairé-le Fagnoux. Que venais-je faire dans ce trou de fin du monde ? Et comment connaissait- il ce bled perdu ?
    
    La fermière s’appelait Mélina mais tout le monde l’appelait Lina. Son mari était mort sur les plages de Dunkerque. Elle avait deux filles, Ninon et Aline. Elle appartenait au réseau de mon père.
    
    Aline avait le même âge que moi et Ninon un peu plus âgée. Lina avait une sœur Luisa qui vivait avec elles. Il y avait aussi un garçon de ferme, Juan, un réfugié espagnol, homme à « tout faire ».
    
    La première année, je me demandais ce qu’il se passait entre les murs de la ferme les soirs où je n’arrivais pas à trouver le sommeil. J’entendais des bruits de portes, des plaintes, des ...
«123»