1. Beau-père (1)


    Datte: 25/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... célibat et surtout à cette absence totale de motivation pour les choses dites «du sexe » ou de l’amour. Je dois repousser tous les garçons qui viennent bourdonner dans mon entourage. À moins qu’aucun ne s’intéresse à moi. Suis-je si vilaine ?
    
    — oOo —
    
    La soirée télé est du genre placide. Les sempiternelles émissions d’une fausse réalité ne me parlent pas. Alors, je trompe ma solitude avec un «Meurtre quelque part ». Ensuite, je file me coucher. Maman s’est octroyé la permission de minuit et je ne vais pas l’attendre. Une drôle de question me trotte dans la tête dès que je suis allongée dans le noir total. Est-ce que tous les gens rêvent ? Parce que j’ai bien l’impression que je ne le fais jamais. Ou du moins, je ne me souviens pas du tout d’un seul songe. C’est donc avec cette idée de cinglée dans le crâne que je ferme les stores de mes quinquets.
    
    Pourquoi est-ce que je me réveille en sursaut ? Et en sueur également. Je ne sais plus trop où je me situe dans cet environnement que je devrais qualifier de familier. Puis mon cerveau se remet en ordre de marche. Est-ce que maman est rentrée ? Je n’ai rien entendu. Si elle l’est, sa discrétion est parfaite. Il est vrai que sa chambre, celle qu’elle a toujours occupée même avec mon père, se situe au niveau de la cuisine. Alors ceci explique cela. Pourtant, la porte du garage fait un barouf du diable et aurait dû me réveiller.
    
    Et puis après tout, elle est grande, majeure et surtout, elle fait bien ce qui lui plait. ...
    ... Peut-être est-elle finalement allée rejoindre son Julien. Il n’y a donc pas mort d’homme dans ce grand silence. Je frictionne mes yeux et finalement, puisque je suis cette fois complètement éveillée, une envie d’aller au petit coin se montre plus pressante. Je me relève et comme j’ai soif, et bien, je dégringole silencieusement les escadrins pour aller uriner dans les toilettes du rez-de-chaussée. Plus simple pour aller boire un verre d’eau à la cuisine aussi, donc pas d’hésitations.
    
    Ma miction accomplie, direction le frigo où une bouteille d’eau minérale est au frais. Un grand verre passe dans mon estomac et soudain j’aperçois sur le plan de travail proche de l’évier, le sac à main de maman et… un trousseau de clés. Il s’agit de celles d’une voiture allemande alors que maman roule en… Citroën. Tiens, tiens ! Le sieur Julien et elle sont donc rentrés en catimini ? C’est leurs affaires et je remonte me coucher. Cependant, sans que j’en sache la raison, j’ai du mal de retrouver le sommeil. Je tourne et retourne dans ma couche.
    
    Je finis par sombrer dans les méandres d’une fin de nuit bizarre. Et il est neuf heures du matin ce dimanche lorsque j’émerge de ce trou sans fond dans lequel je me complaisais depuis mon retour au lit. Je débouche dans le couloir qui mène à la cuisine et une agréable odeur de café me prend aux narines. Maman et son jules sont donc déjà debout ? Un dimanche matin sans grasse matinée pour Maryse ? Un lève-tôt son nouveau mec ? C’est sur ses réflexions de la ...
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