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Beau-père (1)
Datte: 25/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... erreur de jugement ou une trop grande promptitude à répondre et je pourrais compromettre les amours balbutiantes entre les tourtereaux. Je ne sais pas du reste, depuis quand ils couchent ensemble. Et l’adjectif employé n’est pas forcément le plus adéquat. Ce sont les pas de Maryse qui m’interdisent sans doute aussi de répliquer vertement au gaillard qui se prend pour Dieu le père ? Elle a les quinquets qui brillent et nous regardent tour à tour. Un long soupir et enfin elle affiche un sourire qui en dit long sur ce qu’elle espère. Je ne me sens pas le cœur à la détromper. Qu’est-ce que j’aurais à en dire de son mâle, d’ailleurs ? Si l’atmosphère de notre dinette est chargée, je ne montre rien de ce ressentiment qui nait à l’encontre de ce type. Maryse, fidèle à ses habitudes ne remarque rien. Elle parle, un véritable moulin à paroles. Elle revit en fait et plus ça va, moins j’ai envie de lui faire mal. Je fais donc semblant d’accepter ce gars, qui joue, lui, subtilement. Sa partition est bien rodée et preuve que l’amour est aveugle, elle n’y voit que du feu. Julien se permet même le luxe de me faire du pied sous la table. À diverses ...
... reprises je retire ma jambe le plus loin possible sous mon siège. De guerre lasse, je lui colle un coup de talon sur les orteils, de quoi le faire réfléchir quelques secondes. Peine perdue ! Il persiste, insiste lourdement et c’est moi qui cède en fin de compte. Le panard du guignol monte le long de mon mollet. Je n’ai plus d’échappatoire. Lorsque les doigts de pieds touchent mon genou, je suis dans tous mes états. Et à ma gauche, qui fait face au mec, ma mère qui sourit béatement. Et puis d’un coup je réalise. Il fait avec son second pinceau, exactement la même montée sur la jambe maternelle. Quel salaud ! Ce sont les mots qui me viennent aux lèvres, qui restent bloqués par la bienséance. Horriblement gênée je vois les menottes aux ongles rougis qui de temps en temps se coulent plus bas que le tablier de bois, où reposent nos assiettes. Il suffirait qu’elles se trompent de côté ses pattes, pour que Maryse découvre ce que fait son «bon ami » avec ma guibolle. Il me tarde que ce repas prenne fin. Dès que j’en ai l’occasion, je décampe pour gagner l’asile de ma chambre. Lui est sans doute resté la nuit avec maman. — oOo — À suivre…