1. Beau-père (1)


    Datte: 25/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... tout va bien. Tu as peur de quoi ? Toi aussi tu es une femme superbe et je comprends qu’il n’est pas possible de vivre dans les souvenirs. Ce que tu n’as que trop fait à mon avis. Je suis heureuse pour toi. Si vous vous aimez… alors ne te préoccupe surtout pas de moi. J’ai grandi et passe le plus clair de mon temps bien loin de notre maison.
    
    — C’est vrai. Mais je… enfin, j’ai eu peur de tes réactions. Tu adorais ton père…
    
    — Moi, tu vois je l’ai toujours là ! Il ne me quitte jamais. Mais tu as une vie aussi qui t’appartient, et je suis contente qu’enfin tu te décides à en profiter pleinement.
    
    Les traits du visage de maman viennent de se détendre. Elle est soulagée de savoir que je réagis de la sorte sans doute. Alors instinctivement, nous nous serrons dans les bras l’une de l’autre. Les menottes qui m’ont tellement, petite fille, câlinée, sont là, qui me frottent le dos. Mes bras entourent son cou, les jours heureux sont là. Dans l’immobilité tranquille de ma chambre, je comprends le désarroi, les doutes de cette femme qui sort enfin de sa coquille. Une maman, c’est aussi une femme, avec des envies, avec des désirs et je sens son soulagement.
    
    Alors, je veux aussi lui montrer mon intérêt pour celui qu’elle a choisi. Parce que souvent on pense que c’est l’inverse. Que ce sont les hommes qui choisissent leur femme, mais c’est rarement vrai !
    
    — Raconte-moi, maman, comment il est ? Où l’as-tu rencontré ? Je veux tout savoir de ton amoureux maman.
    
    — Tu es bien ...
    ... curieuse tout à coup ! Je vais te dire, mais laisse-moi un peu de temps… tu veux bien ?
    
    — Je suis là pour tout l’été. Enfin au moins toutes les vacances. Sauf si bien entendu… je suis indésirable dans ta maison.
    
    — Ma maison ? Mais c’est également la tienne. Et puis pourquoi tout de suite les grands mots ? Tu ne peux pas dire «indésirable », pas toi, tu ne le seras jamais, c’est bien compris. Tu passeras toujours avant n’importe quel homme, ma chérie
    
    — Maman ! J’ai vingt-quatre ans et je vais moi aussi voler de mes propres ailes dès que mes études seront terminées… tu vas encore devoir me supporter une année… Si tout va bien, je devrais avoir mon diplôme de fin d’études en juin de l’an prochain.
    
    — Oui ! C’est fou comme le temps nous file entre les doigts. Hier tu étais encore une petite fille, et là… j’ai sous les yeux une femme, qui pense, raisonne, qui sait où elle met les pieds.
    
    Nous nous sommes toutes deux assises sur le bord de mon lit. Elle me touche la joue dans un signe d’affection maternelle. Ses grands yeux verts restent posés sur moi, avec dans leurs prunelles tout l’amour du monde. Puis, comme si une ombre passait, ils se voilent soudain. Pense-t-elle d’un coup à papa ? Ou bien songe-t-elle à ses nouvelles amours contrariées par ma présence ? Elle ne laisse rien paraitre d’autre que ce signe dans ses quinquets. Ce léger trouble s’estompe aussi rapidement qu’il est né.
    
    J’ai peut-être seulement rêvé ce brouillard fugace. La main douce de ma mère est ...
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