1. Beau-père (1)


    Datte: 25/03/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... de toi Sophie et je suis sincèrement heureux de faire enfin connaissance avec le «soleil » de Maryse.
    
    — Merci. Je suis aussi contente de voir celui qui remet un peu d’éclat dans les yeux de maman.
    
    — Pas trop déçue par l’aspect physique du bonhomme ?
    
    — Non ! Et puis ce n’est pas moi qui suis amoureuse de vous…
    
    — Dommage alors… surtout pour moi !
    
    Le pavé tombe dans la mare. Des ronds concentriques se dispersent dans nos cerveaux. Maman me regarde et enfin, son jules éclate de rire.
    
    — Ne fais pas cette tête Maryse, je plaisante c’est tout. Mais sans mentir, comme tu ressembles à ta mère ! On dirait deux sœurs. Pas de petit copain pour nous accompagner dans notre dinette ?
    
    — Tout va bien donc ! Je vous laisse papoter tous les deux, j’ai des choses sur le feu. Allez vous installer dans le salon pour un petit apéro. Tiens Julien, rends-toi utile. La bouteille de champagne est au frais et les verres sont déjà sur la table.
    
    — Bon ! Eh bien, viens jeune demoiselle, puisque nous sommes visiblement des éléments indésirables dans la cuisine de Madame ta mère.
    
    La réplique de maman, volontaire ou fortuite vient sans doute de m’éviter de m’appesantir une nouvelle fois sur le point douloureux de mon célibat. Je n’ai pas du tout envie d’expliquer à cet inconnu mes déboires sentimentaux… ou plus justement l’absence de ces derniers. Il est grand ! Il avance souplement avec aisance dans ce salon qu’il semble connaitre par cœur. Et je prends tout mon temps pour ...
    ... silencieusement dévisager l’homme qui est là. Un bon mètre quatre-vingts au bas mot, cheveux châtain clair et coupés courts, son visage dégage une sorte de sympathie naturelle.
    
    Il a des yeux dont je ne parviens pas à définir une couleur. Gris ? Bleu ? Disons gris bleu et voilà tout. Ses mains… elles expriment une force que je juge tranquille. Mais… mon jugement est sans doute faussé par les réminiscences d’images qui me reviennent de la fameuse nuit. Il porte une chemise de bonne qualité, un pantalon aux plis bien repassés. En un mot comme en cent, il est «classe » ! Le grand jeu pour la petite péquenaude de fille de sa copine ? Pourquoi cette idée saugrenue me traverse-t-elle l’esprit ?
    
    Les bulles pétillent dans les trois flutes qu’il remplit. C’est le moment choisi par ma mère pour nous rejoindre.
    
    — Alors ? Vous ne vous êtes pas écharpés ? On trinque donc à ce premier pas l’un vers l’autre ?
    
    — À ta santé ma chérie. Et surtout à toi Sophie, dont ta maman ne tarit pas d’éloges.
    
    — À votre santé…
    
    Je ne trouve rien d’autre que cette phrase creuse, vide de sens et nous levons nos verres. La boisson, reine des rencontres, coule dans ma gorge. Et elle entraine avec elle mes derniers doutes. Après tout, s’il lui plait… il n’y a pas de quoi s’en offusquer. Ce mec a de beaux restes. Ses muscles sous le tissu de sa chemise tendent les fibres et j’en devine la force. Il me scrute aussi avec une insistance toute masculine. Sans pour cela être outranciers ou salaces, ses yeux me ...