1. Rencontre au-delà du rideau de fer


    Datte: 15/03/2022, Catégories: fh, extracon, grosseins, hotel, voyage, pénétratio, journal, aventure, Auteur: RRoberts, Source: Revebebe

    ... veste : sa poitrine apparaît. Seigneur ! Elle est magnifique, sa forme est mise en valeur par le chemisier blanc serré, par sa façon d’avancer le buste pour retirer les bras de la veste, par le mouvement qui me la montre de côté quand elle se tourne pour poser le vêtement. Son postérieur aussi est bien rond sous cette jupe terne. Elle a bien remarqué mon regard et me fixe aussi : un air de défi et un sourire charmant.
    
    Faute de pouvoir parler de son travail, j’essaye de lancer la conversation sur la vie soviétique, le manque de liberté… mais elle me répond en me récitant son catéchisme rouge : l’amélioration de la condition de vie de la population, les efforts magnifiques de l’armée rouge et de la population soviétique pour vaincre le nazisme, la critique du colonialisme et de l’impérialisme de l’occident. On dirait vraiment qu’elle y croit. Heureusement, en même temps, elle se montre absolument charmante, prévenante. Elle me conseille dans la carte : okrochka – soupe froide – et pelménis – petits raviolis à la viande. Voyant mon peu d’enthousiasme pour la vodka, elle se moque de mes « collègues » de la table voisine, déjà saouls pour avoir essayé de boire comme leurs guides russes, et me propose plutôt de goûter des boissons moins fortes : Kvas et Mors. J’avoue apprécier autant le goût que l’idée d’avoir la tête claire pour les visites de demain. Et plus je la regarde, plus elle me plaît, avec son joli visage couronné par une tresse brune, sa silhouette avantageuse. Je ...
    ... la fixe, elle répond à mes sourires et son ton est enjoué. Sur la fin du repas, son pied caresse discrètement mon mollet, mais elle a attendu ce moment où je dois reprendre le bus pour l’hôtel. Dommage, un geste pour rien.
    
    Une demi-heure plus tard, on frappe à la porte de ma chambre. Je me demande qui ça peut être.
    
    — Que voulez-vous ?
    — Les chaussettes de la Tzarine sont-elles sèches ?
    
    C’est la phrase de contact prévue ! Je réponds vite par le code convenu :
    
    — On ne reprise pas les bas de Berthe aux grands pieds.
    — Ouvrez vite.
    
    Et je vois apparaître la charmante Katia, qui se glisse dans la chambre.
    
    — Vous ! Mais comment êtes-vous arrivée jusqu’ici avec la police dans le hall et la surveillante d’étage, n’est-ce pas dangereux ?
    — Ne vous inquiétez pas, notre organisation a des contacts et distribue des billets pour faire fermer les yeux.
    — Vraiment, avec votre parfaite propagande pendant le repas, je ne m’attendais pas à vous voir dans ce camp.
    — Vous savez, l’auberge n’est vraiment pas un endroit discret, il faut faire attention à ce qu’on dit. Mais vous avez vraiment les Bibles ?
    
    J’ouvre la valise, je déchire le tissu et le carton du fond avec mon canif. Quatre exemplaires du Saint Livre, sur papier extrêmement fin, apparaissent. La jeune femme est enthousiaste et me saute au cou.
    
    — Oh, merci, mille mercis, que Dieu vous bénisse.
    
    Sa bouche charnue s’écrase sur la mienne. Mais je ne crois pas que soit juste un baiser « à la russe » comme en ...