1. Rencontre au-delà du rideau de fer


    Datte: 15/03/2022, Catégories: fh, extracon, grosseins, hotel, voyage, pénétratio, journal, aventure, Auteur: RRoberts, Source: Revebebe

    ... persécutés. Par une connaissance personnelle, j’ai appris que vous deviez vous rendre en URSS.
    — Mais comment…
    — Les détails importent peu, la discrétion est essentielle. Puis-je vous demander un service ?
    — Certainement.
    — Pourrais-je vous confier quelques exemplaires de la Bible imprimée en Russe ? C’est une denrée rare là-bas, de nos jours. La mission n’est pas sans risque, mais surtout pour nos frères, au pire vous serez renvoyé en France un peu plus tôt. Nous vous fournirons une valise à double fond, et vous n’aurez qu’à attendre qu’on vous contacte discrètement.
    
    29 octobre
    
    J’ai été pris en charge par une hôtesse de l’Aeroflot à l’aéroport du Bourget, puis installé dans un Iliouchine, en route pour Moscou où j’ai retrouvé les journalistes (ou pas) des autres pays. Et ensuite… On ne nous a donné aucun détail sur la destination finale.
    
    30 octobre, quelque part en URSS
    
    Le voyage a été fatigant. Deux longs vols, un interminable voyage en bus, nous sommes arrivés au milieu de la nuit à l’hôtel. D’après l’horloge de l’hôtel, nous avons cinq heures de décalage. Nous sommes donc à l’est de Moscou, plus au sud, d’après l’heure du coucher du soleil ce soir. Je ferai les calculs précis à la maison, pour le moment j’ai noté les informations suffisantes. Nous avons été promenés cet après-midi dans un hôpital, une école, des monuments. Beaucoup d’explications sur l’amélioration des conditions de vie du « camarade » soviétique : la propagande communiste était en pleine ...
    ... action, mais rien qui concerne l’espace. Mais ce soir, quel changement par rapport à tous les bâtiments bétonnés visités et à l’hôtel : une auberge de campagne, ancienne, un peu sombre, avec un feu de bois.
    
    La salle est pleine de recoins et de poteaux de bois. Je me suis trouvé à une petite table, séparée des autres par un pilier. Et voici que s’installe en face une jeune femme qui ne fait pas partie du groupe. C’est une jolie brune aux yeux gris, avec des pommettes saillantes dans un visage rond.
    
    — Bonjour, je m’appelle Ekaterina Bulova et je suis technicienne au laboratoire de notre usine.
    — Bonjour Madame Bulova. Je suis Gérard Lebon, du Journal du Matin. Vous travaillez dans une usine que nous allons visiter ?
    — Vous pouvez m’appeler Katia, mes amis m’appellent Katiouchka. Oui, je crois que vous devez visiter sur notre laboratoire le jour après demain.
    — Quelle chance de vous rencontrer ! Et vous parlez bien français !
    — Véritablement, pas très bien. Nous avons en URSS une tradition de parlage français, comme nos écrivains et les gens riches autrefois.
    — Nous allons pouvoir parler un peu de votre travail, alors.
    — Je suis désolée, mais c’est absolument interdit, vous pouvez le comprendre. Vous permettez ?
    
    Elle se relève, déboutonne une espèce de veste d’uniforme, brune et grossière. Il faut dire que nous sommes près du feu et qu’il commence à faire chaud. Je ne l’avais pas beaucoup vue, à part son visage, mais je la fixe attentivement quand elle retire la ...
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