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Trois hommes dans un bateau (sans oublier leur chibre) (2)
Datte: 14/03/2022, Catégories: Divers, Auteur: Mir, Source: Xstory
... attrapez sa taille pour imprimer votre rythme, tandis que le fleuve commence à chuchoter ses histoires nocturnes, contes d’eau et de vagues berçant et envoutant ceux qui l’écoutent. Peu à peu le frémissement des feuilles se fait entendre, tandis que les étoiles se font plus nettes dans le ciel désormais obscur. Le frémissement devient bruissement, le fleuve gémit désormais sa mélopée, le fleuve à moins que ce ne soit vous, subjugué par celle qui s’agite sur votre verge érigée, jusqu’ à ce que dans un cri libérateur vous jutiez en elle. Moins d’un quart d’heure après le départ de la mère, vous vous apprêtez à sombrer dans le sommeil lorsqu’un léger bruit de pas vous fait vous dresser. Lorsque vous voyez surgir une autre femme, dans le cercle de lumière des braises du feu, il n’y a pas que vous de dressé : votre verge reprend vigueur. Vous reconnaissez la fille des citadins, jeune femme de vingt ans fiancée à un quelconque employé de bureau comme vous l’a expliqué le père et attendant paisiblement son mariage. La terre, ses pieds baignés du fleuve mélancolique, vous encourage. Comme le dit George : au bord du fleuve, la nuit, la terre redevient jeune – jeune et belle comme elle l’était avant que nos siècles bouleversés et fébriles aient ridé son beau visage, avant que les péchés et les folies de ses enfants aient racorni son cœur, aimable comme elle l’était aux jours lointains où elle nous dorlotait contre son sein profond, avant que les séductions d’une civilisation ...
... factice nous aient arrachés à ses tendres bras, avant que les ricanements empoisonnés du faux et du clinquant nous ait fait renier la vie simple que nous menions avec elle et en elle. Oui, en elle surtout, profondément. La jeune femme attendant son mariage m’évoque cette terre chantée par George. L’attente est moins paisible que ne le croient les parents : les regards discrets qu’elle vous a lancés dans l’après-midi vous avaient semblé ambigus. Ils le sont maintenant beaucoup moins, surtout lorsqu’elle se jette à votre cou en murmurant « Prenez-moi, montrez-moi comment être une bonne épouse, j’ignore tout… » Le fleuve a repris sa langoureuse chanson, susurrant entre deux clapotis « prends-la, prends-la, prends-la. » Elle n’ignore pas tout, comme vous le comprenez lorsque, rouge d’excitation et déjà pantelant, vous la pénétrez après qu’elle s’est allongée au sol sur le ventre en tendant vers vous son bassin : elle n’est plus vierge. Vous la besognez avec une allégresse tempérée par le velouté de la nuit : vos coups de hanches brutaux s’amortissent en fin de pénétration, vos morsures deviennent baisers. Vous prenez votre rythme sur la « nuit à Venise » d’Offenbach que vous avez en tête, devenant presque langoureux. Heureusement l’exigeante fiancée attend plus de vous qu’un lent endormissement en plein coït. Quelques mots vifs concernant votre verge, son désir que vous la foutiez plus fort, plus loin, plus profond, quelques gémissements soumis éveillent votre virilité. Vous ...