-
0304 Un mariage et quelques entraînements.
Datte: 07/03/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... sexuelle sans trop d’accrocs. Je suis entouré, Jérém l’est beaucoup moins. Certes, il pourrait parler à Charlène, à son frère Maxime, et il y a toute une bande de cavaliers qui le soutiendrait. Mais ils sont tous loin, et le contact téléphonique ne vaut pas une bonne discussion autour d’un verre avec une cousine, un pote, ou une présence bienveillante de l’autre côté de la cour, à quelques mètres de chez soi. Ulysse est dans la confidence, mais je ne pense pas non plus que Jérém se sente à l’aise de lui parler de notre relation, de ses doutes, de ses angoisses aussi ouvertement que je le fais avec Elodie, avec Julien, ou avec mes deux papis. D’autant plus que Jérém n’est pas quelqu’un qui s’ouvre facilement, mais il a tendance au contraire à garder tout pour lui. Notamment lorsqu’il se sent sous pression. Oui, aujourd’hui c’est la Saint Valentin et je voudrais être avec Jérém. Mais je n’ai pas à me plaindre, non. J’ai l’impression que si Jérém prend le temps et le risque de faire vivre notre histoire, c’est parce qu’il vient chercher du réconfort auprès de moi, et qu’il en trouve. Et même s’il n’est pas complètement serein, ça me rend heureux de pouvoir lui apporter du réconfort. Au fond, il n’y a qu’avec moi qu’il peut être complètement lui-même, sans faire semblant d’être quelqu’un d’autre. Je veux qu’il se sente bien avec moi, je veux que nos rencontres soient pour lui un havre de paix et de bonheur. « Joyeuse Saint Valentin, mon amour », je lui envoie par ...
... sms. Les cours, les coups de fil de Jérém le soir, voilà mon quotidien des semaines suivantes. Jérém me manque, mais je sais que nous allons nous revoir bientôt. Du moins, je l’espère. C’est cet espoir qui m’aide à supporter l’absence, le manque. Une absence, un manque qui me hantent tout particulièrement le soir, au moment d’éteindre la télé et de chercher le sommeil. Pendant toutes ces nuits loin de Jérémie, je me refugie dans son t-shirt, dans son odeur, dans mes souvenirs avec lui. Mais mon quotidien est hélas fait aussi de ce compte à rebours commencé le soir où la capote de Benjamin a cassé. On s’habitue à tout, même à l’attente d’une réponse qui pourrait faire basculer notre vie tout entière. Mais lorsque la date du test, et surtout du résultat, approche, lorsque les mois glissent les uns sur les autres et qu’ils deviennent semaines, puis une semaine, des jours, puis 6 jours, 5 jours, 4, 3, 2, 1, l’angoisse reprend le dessus. J’ai fait le test hier, le 13 mars, et j’aurai mes résultats demain à 15 heures. Ces 48 heures d’attente sont les plus longues de toute ma vie. J’ai envie de savoir, j’ai envie que demain arrive le plus vite possible. J’ai envie qu’il n’arrive jamais. Je compte les heures, j’ai l’impression qu’elles passent à la fois au ralenti et trop vite. Je ne voulais pas parler à Jérém du test, pour ne pas le faire angoisser avec moi, mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Il m’a demandé si j’avais fait le test le jour même où je me suis rendu à l’hôpital pour ...