-
Devoir conjugal
Datte: 06/03/2022, Catégories: fh, fsoumise, hdomine, mélo, portrait, rupture, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe
... resta bien présent même si nos galipettes devinrent plus éparses et que l’euphorie de notre rencontre s’assagit progressivement. Le désir ardent s’émoussa donc et céda la place à « l’envie d’avoir envie »… bien que, de toute évidence, pas suffisamment ! –––oooOooo––– Je venais de passer une sale journée, une de celle qui vous éreinte et ne se déroule pas comme vous l’auriez souhaitée. Une fois de retour à l’abri de notre cocon, je n’aspirais qu’à dormir et qu’à laisser mes contrariétés derrière moi, mais Jacques, lui, ne l’entendit pas ainsi, et se blottit tendrement contre moi. Ce délicieux câlin m’apaisa et me réconforta, mais forcément, mon homme se montra de plus en plus entreprenant… sauf que moi, à cet instant précis, je n’avais vraiment pas envie de plus… ! L’air en détresse, il insista. Mon pauvre amour en érection affichait un regard de chien battu et semblait supporter sur son dos toute la misère du monde. Il me demanda ce service, je me devais de lui faire plaisir. Plus par empathie que par désir, mais aussi par pitié, je le branlai compatissante. Le sexe que j’empoignai alors m’apparut telle la plus insignifiante des colonnes de chair. Cette queue habituellement me chamboulait, me procurait des frissons et une irrésistible envie de l’accueillir entre mes cuisses ; la tenir entre mes doigts ne manquait d’ordinaire jamais non plus de me donner des idées coquines, mais ce soir-là, cette magnifique trique tant appréciée ne demeura pour moi qu’un pénis ...
... anodin. La branlette empathique et dévouée ne s’avéra forcément pas suffisante, il voulut que je le suce. Au point où j’en étais, mes lèvres rejoignirent mes mains pour lui prodiguer la pipe dont il souhaitait bénéficier. Moi, j’y vis surtout le moyen d’en finir au plus vite. D’ordinaire, j’adorais sentir sa jouissance s’écraser sur mon palais… mais là, le goût âpre et amer de son sperme m’écœura. Cet acte maintes fois consommé et tellement grisant par le passé par absence de désir se révéla finalement sale et dégradant. Mon Jules s’endormit reconnaissant et apaisé. Je ne fermai pas l’œil de la nuit. –––oooOooo––– Des soirées telles que celle que je viens de vous conter, il y en eut d’autres…, d’abord très anecdotiques, puis de plus en plus fréquentes. Plus j’acceptais de le soulager ainsi et plus ma libido s’éteignait, plus il me réclamait ce service et plus il me répugnait. L’acte sexuel ne devrait-il pas plutôt résulter d’une pulsion partagée et synchrone ? Lui donner mon corps par devoir conjugal devint donc rapidement la norme. Mes turlutes appliquées très vite ne suffirent plus… n’étais-je pourtant pas la reine de la pipe ? Non, il ressentit en prime le besoin de me pénétrer, par le cul ou par le con, cela n’avait pas d’importance, à partir du moment qu’il y avait alternance. Mon désir comptait peu si ce n’était pour le conforter dans sa virilité… Je dus alors faire semblant pour ne pas contrarier monsieur, il ne fallait surtout ni le blesser ni le rabaisser ...