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Née dans la pourpre
Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe
... monde y trouve son compte. Elle me précise : — Dans un premier temps, nous préparerons une campagne de promo dans nos boutiques. Dans les clubs libertins aussi qui demandent un partenariat d’une soirée. Cela te dérange-t-il ? Y te faut un psy ? — Un psy, vous êtes sérieuse ? Le psy, c’est le sourire des gens. Si on n’est pas capable d’assurer ce boulot, on va cultiver des fleurs. — Et ton copain Alban ? — Il a son travail dont je ne me mêle pas, j’ai le mien dont il ne se mêle pas. Je lui laisse toute liberté de draguer. En fait, cette permission lui a coupé le sifflet, il n’y a plus l’attrait de l’interdit. S’il part avec une autre, c’est que c’est un menteur. — Valerai a raison pour ton caractère. Jeudi, va voir Yvonne avec Corine. Nous commencerons l’autre semaine. Tu suis ? J’énumère sur mes doigts : — Un repas avec Julie pour sympathiser, une visite à Valérie pour se claquer, Corine pour aller voir Yvonne, et boulot, l’autre ensuite, ça roule ! Julie à l’accueil me sourit, j’y vais carrément : — Mme Hypoline m’a soufflé qu’il serait judicieux que nous fassions un dîner en tête à tête… — Avec plaisir Caroline. Je vous brieferai de mon boulot par rapport à vous. Lundi midi ? — Ça roule ! Ça roule beaucoup. Avec mes parents aussi. — Mes chers parents, pour le boulot, c’est parti. Pour le logement, la semaine prochaine. Vous garderez ma chambre, on ne sait jamais. — Bien sûr ma chérie. C’est la vie, soupire Maman. Est-elle sincère totale ? ...
... Ils vont retrouver leur train-train. Je ne parle pas de mes fiançailles, mais : — Rappelle-toi, tu as promis d’inviter Edwige et Alban un dimanche midi. — Arrange-toi avec eux pour une date. Ça roule aussi à la coloc. Nous assouvissons nos bas instincts dans un trio d’enfer. Ainsi, nous pouvons parler de notre semaine avec sérénité. Alban, toujours dans ses déplacements, précise, malicieux, qu’il nous reste fidèle. — C’est parce que t’as pas l’occase, le chine Edwige. Il nous répond par un sourire niais. Ed dit en roulant du popotin que son cul attire les mecs, mais que rien du tout. — J’ai eu une semaine épuisante, dis-je façon « desperate ». On m’a proposé une place de directrice marketing à 3000 € mensuel. Edwige et Alban font des « Hein » et des « Quoi » incrédules. — J’ai hésité à accepter, crâné-je, dédaigneuse. — La pouf ! T’inventes, là ! Je leur raconte mon aventure, omettant l’épisode commerciale en trous. — Quand ça veut, ça veut ! m’embrasse Ed. — Longue carrière à notre directrice marketing, me galoche Al. — Ce sera mon vrai futur job à diriger la boîte. Je vais apprendre tout en gardant mon statut d’égérie. — Tu vas être la salope qui couche avec la vieille pour y piquer son fric, dit Ed. — Ah… C’est méchant et faux… — Caro, atterrit, t’es pas dans le monde des Bisounours, confirme Al. On est dans un monde où on ne réussit pas par son travail, mais par les magouilles. Et Luc qui arrive, quand il sait, il en rajoute une ...