1. Je m'appelle Amélie (1)


    Datte: 22/02/2022, Catégories: Divers, Auteur: naipas, Source: Xstory

    ... et y déposa des baisers qui me menèrent au septième ciel".
    
    Je restai abasourdie devant les propos d’Émeline, moi qui n’avais jamais osé rêver à ce que quelqu’un vînt découvrir ma fleur et plus encore me proposer de goûter à ce membre inconnu et qui excitait tant mon amie. Et pourtant... elle m’apprit beaucoup de choses.
    
    Nous étions voisines de chambrette et il m’arrivait de l’entendre soupirer, car elle poussait parfois de petits râles que je prenais innocemment pour de légers ronflements. Ma naïveté et mon ignorance me laissaient croire que ma voisine souffrait de sinusite chronique. Je n’y prêtais pas trop attention. Un soir, alors que nous attendions le claquement de mains de la surveillante nous permettant d’entrer dans nos chambrettes, je retins Émeline par la manche de sa blouse de pensionnaire.
    
    — Je ne voudrais pas te peiner, mais je pense que tu ronfles un peu.
    
    — Crois-tu ? Je n’en ai pas le souvenir.
    
    — Pourtant je t’entends derrière la cloison. On dirait que tu as de la peine à respirer. Tu soupires, tu râles. Si, crois-moi, tu ronfles un peu.
    
    Elle rougit et me prenant par le bras, elle me glissa à l’oreille une parole inattendue.
    
    — Viens dans ma chambre, surtout ne te fais pas voir et tais-toi. Tu sauras pourquoi je ronfle.
    
    Je frissonnai, présumant d’une forte sanction si j’étais surprise dans la chambre d’Émeline. Je me mis à trembler, et profitant que la jeune surveillante tançait une camarade trop bruyante, je suivis mon amie et me ...
    ... cachai derrière la tenture qui protégeait le lit. Les chambres n’étaient séparées que par une cloison de bois qui ne descendait pas jusqu’au sol, laissant un passage permettant de se glisser dessous pour rejoindre la chambre voisine. Nous attendîmes que tout fût silencieux et que les lumières s’éteignissent. Par bonheur, nos chambrettes - j’occupais la chambre contiguë, au bout du couloir - donnaient sur la cour intérieure qui était éclairée toute la nuit. Il suffisait de laisser une petite ouverture à la tenture de la fenêtre pour qu’un peu de lumière filtrât et que l’on put se voir.
    
    — Viens près de moi, me souffla Émeline, glisse-toi dans le lit, le temps que je me déshabille.
    
    J’ôtai rapidement mon corsage blanc, ma longue jupe bleu marine et ma culotte, ne laissant sur moi que ma petite chemise de linon qui, vous vous en doutez, ne cachait presque rien de mes trésors. Je me glissai doucement sous les draps où mon amie entièrement nue me rejoignit presque aussitôt. Je vis qu’elle avait de jolis seins, plus gros que les miens avec des bouts comme des griottes. Sous le ventre, sa toison blonde comme sa chevelure couvrait tout le pubis comme un léger tapis de mousse.
    
    — Allez, raconte-moi ce que tu as vu.
    
    Je lui narrai, sans omettre un détail tout ce que j’avais surpris des ébats de Charlotte et du vicomte. Je m’enflammai tellement que je ne sentis pas incontinent la main d’Émeline se poser sur ma cuisse.
    
    — Comme tu as la peau douce, me dit-elle à l’oreille.
    
    Ce ...
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