-
Echappée belle. (1)
Datte: 17/02/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Duchesse, Source: Xstory
... couverts et obscurs qui ne nous laissaient pas apercevoir la nature avant de débarquer sur la place principale qui offrait une vue imprenable sur le ciel estival. Nous descendîmes encore une large rue semblable à un escalier dont les longues marches se seraient affaissées, puis nous arrivâmes au logement qui devait nous servir de chez nous pour les jours à venir. Devant la maison aux volets clos, Philippe nous fit un topo : — Je vous présente la maison de mon enfance. J’ai grandi ici ; faites comme chez vous. Mes parents sont en EHPAD depuis la catastrophe. Ils nous laissent la maison à disposition. Mais ne restez pas comme ça ! Entrez et posez vos affaires. Gustave, Sacha, Luc et moi étions cérémonieusement restés agglutinés sur le seuil de la porte à attendre d’être invités à entrer. Nous posâmes de bon cœur nos bardas qui ajoutaient à la température ambiante. Le dos de mon débardeur était trempé de sueur par mon sac. Philippe nous proposa à boire, et une fois de plus nous ne nous fîmes pas prier. Je le remerciai de son attention en sirotant mon panaché qu’il avait mis au frais quelques heures plus tôt. Il reprit : — Je vous fais faire le tour du propriétaire ? Nous lui emboîtâmes le pas en direction de la pièce attenante, chargés de nos sacs, et quittâmes la cuisine par laquelle nous étions entrés. — Ici c’est le salon. Je vous préviens : y a pas la télé. Ici, la salle de bain et les toilettes mais y en a d’autres au premier étage. Là, c’est la ...
... chambre de mes parents ; c’est celle que j’occupe. Nous retournâmes au salon dans un coin duquel se trouvait un escalier en colimaçon et suivîmes Philipe sans piper mot, avec Sacha et Gustave sur nos talons. J’étais légèrement intimidée d’être chez des gens en leur absence, et le trajet ne m’avait pas permis de briser la glace avec nos colocataires. Le couloir du premier étage distribuait une salle de bain puis une chambre d’un côté, et deux chambres de l’autre. Pour plus d’intimité, Luc et moi déposâmes nos bagages dans celle du fond qui n’avait que la salle de bain pour voisinage ; les autres se répartirent entre celles d’en face. Très avenant, Philippe continua : — Je vais vous laisser ; j’ai promis à mes parents de passer les voir en fin de journée. Mais si ça vous tente, on se retrouve ici pour le dîner : j’ai prévu un barbecue de bienvenue, ça sera l’occasion d’achever les présentations. Je file. Si vous sortez, ne vous cassez pas la tête avec la porte d’entrée : y a pas de voleurs ici. Mais laissez bien les volets fermés, sans quoi nous pourrions le regretter ! Nous acceptâmes tous de bon cœur. Philippe parti, Sacha s’enferma pour téléphoner à ses parents qu’elle disait être inquiets. Agée de vingt ans, Sacha était la plus jeune de notre équipe, et c’était la première fois que l’oiselle quittait seule le nid parental. Nous proposâmes à Gustave de se joindre à nous pour un tour d’horizon des environs, mais il se moqua : — Vous ne seriez pas un peu masos, ...