1. Histoire de fesses (1)


    Datte: 15/02/2022, Catégories: Divers, Auteur: charimarien, Source: Xstory

    ... ces délicieux instants.
    
    À mon réveil, je m’étonnais de constater que j’avais une belle érection, ça aussi, il y avait longtemps. En regardant du côté où dormait ma femme, elle retombait bien vite, cette belle érection. Sur mon ordinateur, ouvrant ma boîte mail, je vis une belle créature, presque nue, ne portant que son bonnet de mère noël. Trois images d’elle, trois positions invitant à la fessée ou à lui faire l’amour. Au bas de son mail, je souris, ému en lisant qu’elle a congé de midi aujourd’hui à dimanche prochain, toute une semaine. Sans ne réveiller personne, je boucle rapidement un baise-en-ville. J’embarque mon téléphone portable et son chargeur.
    
    Dans ma voiture, je roule sur de petites routes. Tout autour, de la brume, là des cygnes nagent dans ce petit lac pas encore gelé. Je m’arrête, les observe un moment. Il me semble que je redécouvre le monde, la vie, la nature. Oui, c’est comme si je renaissais ou que je me réveillais après des années plongées dans un profond sommeil. Sur la radio de la voiture, Brahms est à l’honneur, cela va bien avec ce que je regarde. Le jour se lève au-dessus de cette petite brume. Je me sens tellement bien. Sur mon téléphone portable, je rentre l’adresse Email de cette belle-mère noël, lui envoie un nouveau message. Je lui dis que je suis près d’un petit lac, que je regarde des cygnes nager tranquillement, que je les compare à son corps et que je me sens merveilleusement bien. Je lui ajoute que je ne prendrais plus de ...
    ... médicament à l’avenir, j’ai mon nouvel antidépresseur, elle, ma mère noël ! Un vent léger et glacial se lève, il me donne le frisson. Je remonte dans ma voiture.
    
    J’envoie un SMS à ma femme, lui disant de ne pas se faire de souci, qu’il me faut reprendre pied dans ce monde de fou, que je rentrerais dans la semaine ou, au plus tard, dans deux. Bref, je n’en sais rien encore, je n’en sais rien de la date de mon retour, même que je m’en moque carrément. Je roule, je suis bien, la musique est bonne et mon cœur est déjà rempli de cette très jeune femme. Et si cela ne fonctionne pas entre elle et moi, ce n’est pas grave, ce n’aura été qu’une belle et courte et délicieuse petite aventure. Un bip m’avertit d’une réponse. Devant ce café qui ouvre, je vais me boire un jus de chaussette, me manger un ou deux croissants. Ça aussi, il y a longtemps que je ne l’avais pas fait. Sur mon portable, je lis ce mail. Divine créature, mon bel ange m’annonce qu’elle est pressée d’être à midi. Je ne lui en veux pas, moi aussi. Quoique pour moi, en moi, je ne vis pas cela comme elle.
    
    Non, il n’y a que je n’ai plus envie de courir après le temps désormais et c’est exactement ce que je lui réponds.
    
    Dans ma voiture, je me rapproche d’elle, de ce centre commercial. Pourtant, il n’ouvre qu’à neuf heures, pas avant. Ce n’est pas grave, j’ai tout mon temps désormais, toute la vie. Alors, je m’arrête encore, me bois encore un café, mange un croissant en lisant des journaux dont j’avais oublié jusqu’à leur ...
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