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Histoire de fesses (1)
Datte: 15/02/2022, Catégories: Divers, Auteur: charimarien, Source: Xstory
Tout commence un premier samedi de décembre. Dépressif après mon premier infarctus, pour la toute première fois depuis pas mal de temps, j’ai eu envie de sortir, mais de sortir seul. Quoi de mieux, pour être seul, qu’au beau milieu de la foule qu’un grand centre commercial. Il en existe un dans ma région, énorme, le plus grand qui soit à ma connaissance. C’est donc en voiture que j’y suis allé. Là, devant l’entrée principale, après avoir bu un café, que je m’installais. Je retirais mes chaussures et posais mes pieds nus là, justes sur mes pompes. Étendu sur mon banc, je fermais mes yeux en grillant une cigarette. Je n’entendais plus cette foule qui se pressait déjà pour leurs achats de noël. Aussi bizarre que cela puisse paraître, je me sentais merveilleusement bien. Cela faisait longtemps que je ne m’étais senti aussi serein et calme, en paix avec moi-même. Certes, j’étais marié à une femme depuis plus de vingt ans, nous avions eu un fils. Fils âgé maintenant d’une bonne vingtaine d’années. Mais même avec eux, je me sentais oppressé, mal à l’aise, plus à ma place depuis ce premier infarctus. Là, devant ce grand magasin, je me sens bien, vautré sur ce banc en profitant de ce soleil qui peine pourtant à me réchauffer. Mais là où je me trouve, la donne change et change dans le plus beau sens du terme. C’est en ouvrant mes yeux que je découvre ce changement très agréable. Devant moi, une ravissante petite mère noël. Une belle petite rousse d’environ l’âge de mon fils qui ...
... me regarde fixement. Elle semble se poser mille et une questions à mon sujet. Je la regarde, tout sourire. Elle finit par me sourire à son tour, rassurée de me savoir vivant et plus ou moins bien portant. — Vous n’avez pas froid ? — Non, au contraire, en vous voyant, je sens une douce chaleur m’envahir, un bien-être que je n’avais plus ressenti depuis bien des années. Si je suis mort, vous devez certainement être le plus bel ange de ces cieux juste au-dessus de nous. — Non, je vous rassure, vous êtes bien vivant. Mais pourquoi rester au froid, dehors ? — Parce que j’en avais tout simplement envie, envie de me sentir seul. — Seul ! Au milieu de toute cette foule ? — On peut être très seul au beau milieu de ces gens pressés comme des diables, vous savez ! — Vous êtes un homme étonnant. — Non, pas plus que la normal. Déraisonnable serait nettement plus juste. C’est que depuis ce matin, je n’aime plus faire comme tout le monde. — Je vois ça. Vous ne voulez pas quelque chose à boire de chaud ? — Pourquoi pas, si c’est en votre charmante compagnie. — Vous êtes vraiment étonnant ! Ne bougez pas, je reviens. Je n’avais aucune intention de bouger d’un cil de toute manière. Enfin, sauf si elle m’avait demandé de la suivre au bout du monde, cette belle petite mère noël. En la regardant s’éloigner, je me suis demandé qui était le pervers qui avait dessiné cette superbe combinaison moulante. D’une blancheur immaculée et bordée de fausse fourrure rouge, ...