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Mise en boite (on ferme le couvercle)
Datte: 12/02/2022, Catégories: fh, hh, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe
... bien que vous l’aimiez ? — Si je voulais, mais je ne pouvais pas. Je ne supportais pas qu’il me touche. Je ne supporte pas qu’un homme me touche. — Depuis que Sanmarco vous a violée ? La question à 1 000 €. Anna avait sans doute raison. Mais comment allait-elle réagir ? — Vous racontez n’importe quoi ! s’emporta-t-elle. — Et c’est pour ça que Marc l’a tué. — Non ! Il ne savait pas. Je n’en ai jamais parlé à personne. Bingo. — Donc Sanmarco n’était pas vraiment le bienfaiteur dont vous avez parlé à mes adjoints ? — Pas au début… Elle nous raconta le calvaire qu’elle avait subi la première semaine puis le changement d’attitude progressive de son violeur. Elle avait bien vécu son rejet des hommes jusqu’à ce qu’elle rencontre Marc et qu’elle tombe amoureuse. Il était prêt à attendre, mais elle savait que c’était inutile, d’où la rupture. Oui, il l’avait mal pris. Il ne pouvait pas avoir tué Paolo. Elle lui avait parlé de lui, mais il ignorait qu’il était responsable de son état. Elle lui avait raconté qu’elle avait été violée au Vietnam. — Vous a-t-il cru ? — Oui, je crois. Anna balança encore une de ses questions tordues. — S’il vous a cru pourquoi son téléphone a-t-il borné près de chez votre « bienfaiteur » le soir du meurtre ? — C’est pas… L’imbécile… L’imbécile… Il m’a suivie… Ce n’est pas lui… La messe était dite. #***************# (Le soir du meurtre) Récit de Adeline N’Guyen Cette sortie au théâtre était prévue depuis ...
... longtemps. Je m’étais imaginé que cela m’aiderait à oublier Marc, l’espace de quelques heures. Ça a marché, la durée de la pièce, j’ai oublié. J’ai ri. Les camarades qui m’accompagnaient étaient sympas et j’ai accepté d’aller boire un verre avec eux. La soirée aurait pu bien se terminer si je n’avais pas reçu ce SMS : « Viens ! J’ai besoin de parler ! ». Il l’avait envoyé aux environs de 9 heures et je l’avais lu vers 11 heures. Il devait être furieux. J’ai eu la tentation d’ignorer son message. Je le haïssais, mais il me restait un trimestre avant d’obtenir mon doctorat. J’avais besoin de son fric pour achever mes études. Alors j’y suis allée avec toute cette colère qui bouillait au fond de moi. Pendant des années, j’avais refoulé cette haine, je m’étais même accoutumée à ma frigidité. Le sexe ne m’avait jamais réellement intéressé. Mes orgasmes n’avaient rien de grandiose. Au Vietnam, j’avais eu quelques petits amis avec qui j’avais fait l’amour sans plaisir démesuré et sans tomber amoureuse. Ces aventures ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable. Que Paolo ait abusé de moi de toutes les manières possibles n’avait pas changé profondément ma vie sexuelle. La répulsion avait remplacé l’indifférence… jusqu’à ma rencontre avec Marc. au début, l’amour m’a fait croire que je surmonterais cette aversion. Je le désirais, j’aurais voulu gémir sous ses caresses, sentir son membre en moi, fusionner avec lui. J’ai compris très vite que je n’y parviendrais pas. Quand il me ...