1. Mise en boite (on ferme le couvercle)


    Datte: 12/02/2022, Catégories: fh, hh, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    Résumé de l’épisode précédent : «Mise en bouche », «Mise à la preuve. », «Mis au Gin », «Mise à l 'air », «Mise à jour (le jour) », «Mise au point », «(La vérité) Mise à nue » et «Mis au (pas très) net »
    
    Charlotte Dorset ne serait pas coupable. Le véritable assassin serait une femme ( de naissance), la belle Adeline;, gouvernant du sieur Sanmarco
    
    CHAPITRE 22 (suite)
    
    (Lundi matin)
    
    Pas de câlin au réveil. Un petit-déj sur le pouce. Nous avions hâte de rencontrer Adeline N’guyen. Quand j’avais voulu prendre ma poubelle, ma belle amie s’était moquée.
    
    — J’aimerais bien qu’on commence l’interrogatoire avant midi.
    
    Je protestai. Ça n’allait pas le faire si nous arrivions ensemble au boulot. Sa réputation allait en prendre un coup. Elle se mit en rogne. En moins d’une minute, elle balaya tous les problèmes que nous avions occultés durant le week-end.
    
    — Je n’en ai rien à fiche du « qu’en-dira-t-on ». Nous vivons « un truc ». Hier, nous en avons discuté. Je n’ai aucune idée de comment ça évoluera. Ce « truc » a suffisamment d’importance à mes yeux pour que je ne me cache pas. Si les machos ne sont pas contents qu’ils aillent se faire mettre. Je ne te parle pas de nous la jouer Juliette et Juliette, mais je n’ai pas honte de ce qui nous arrive.
    
    Alors qu’elle montait dans la Subaru, elle conclut sa diatribe par un coup bas.
    
    — Peut-être que c’est toi qui as honte d’être vue avec moi. Un simple lieutenant.
    
    À quoi bon répondre ?
    
    Le gyro sur le toit, la main ...
    ... toujours sur le levier de vitesse, Anna battit des records et je faillis rendre mon déjeuner à plusieurs reprises.
    
    À 8 heures, quand nous arrivâmes, Barbara-Anne de la Bitchboille, le ventre en avant, faisait les 100 pas dans le couloir. Nous fîmes un point rapide. Elle assisterait à l’audition de la pièce jouxtant la salle. Après le dernier renseignement fourni par Serge, nous avions décidé de ne pas faire dans la dentelle, d’attaquer bille en tête. Elle approuva. J’allais m’y coller.
    
    Quand Anna et moi entrâmes dans l’antre au lion, notre suspecte y mitonnait depuis plus d’une heure.
    
    Les duettistes avaient bien travaillé. Ils l’avaient cueillie au saut du lit, ne lui avaient pas laissé le temps de s’apprêter. En leggins et sweat, pas maquillée, les cheveux en bataille, elle perdait beaucoup de son charme et par la même occasion de ses certitudes. Elle se la jouait hautaine, outragée, mais on lisait un certain flottement dans son regard se demandant ce qu’elle faisait là, ce qu’on savait.
    
    Selon un process bien rodé, je m’assis en face d’elle tandis qu’Anna s’adossait à la porte après avoir mis en route la cam. Je nous présentai puis fis mine de me plonger dans l’épais dossier que j’avais posé sur la table.
    
    Bras croisés, regard dans le vague, elle restait impassible. Enfin presque, elle jetait des coups d’œil de plus en plus fréquents à sa montre. Je n’étais pas pressée. Un gros quart d’heure s’écoula avant qu’elle sorte de son mutisme. Elle s’exprima posément, ...
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