1. Les nuits fauves (2)


    Datte: 03/02/2022, Catégories: Zoophilie, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... Tu as raison. Où ai-je la tête… ?
    
    — Là où la mienne vagabonde aussi, ce serait sympa.
    
    —… ? Ben, on verra ça quand tu seras de retour. Mon gros tu es sage ! Je ne suis déjà pas très à l’aise quand ton maitre est là, alors sans lui… je crains le pire.
    
    — C’est bien de lui parler. Il va aussi t’apprécier… voire t’aimer… comme moi !
    
    Je viens de percuter. Je relève la tête et les yeux bleus du flic ne semblent pas démentir sa phrase. Il se raidit, attendant une réaction de ma part. Mais je suis tétanisée par ses mots. Aimer ! Un verbe trop souvent galvaudé et je me le suis ramassé en pleine figure. Comment peut-il m’aimer ? Nous n’avons en fait, passé qu’une seule soirée ensemble. C’est vrai qu’elle s’est déroulée merveilleusement bien, qu’elle m’a beaucoup plu. De là à parler d’amour, il y a un fossé qu’Hervé vient de franchir. Mince ! Ça me coupe les jambes.
    
    Il sourit, puis s’éclipse pour se rendre au bureau de poste. Je suis face à l’animal qui ne fait preuve d’aucune animosité particulière à mon endroit. Il est assis comme son boss lui a dit de rester. Je l’appelle doucement.
    
    — Viens ! Mon beau ! Allons viens boire un peu d’eau.
    
    Dans une coupelle à salade, je viens de lui verser de l’eau. Je vois bien qu’il hésite. J’insiste donc un peu.
    
    — Mais ne reste pas planté là, comme un piquet ! Approche bon sang !
    
    Il se détend, tourne la tête vers la porte et enfin se décide. Il lape bruyamment le bol de flotte, puis mu par un réflexe conditionné, revient ...
    ... exactement à la place et dans la position prescrit par son maitre. Alors quelque peu rassérénée par l’animal, je rejoins ma cuisine pour y parachever ma popote. J’imagine que nous serons deux pour le diner. Et mon Dieu, c’est agréable cette idée de ne pas manger seule. Je jette pourtant de fréquents regards sur la bestiole qui ne bronche pas d’un poil. Et comme je viens de couper des lamelles de jambon pour mettre dans la tourte que je prépare, j’en attrape un large morceau que j’amène à Julius.
    
    De nouveau sa bouille au nez fin se tourne vers la porte. Il ouvre alors largement la gueule et avale la bouchée avec des yeux doux. Nous allons peut-être devenir des amis finalement. Je vois ses oreilles qui se dressent, juste avant que la sonnerie de ma porte se mette à carillonner. Hervé revient et son cabot l’a pressenti avant seulement qu’il appuie sur la sonnette. L’animal est toujours à l’endroit où il l’a laissé.
    
    — Alors ! Vous avez fait connaissance ? Il ne t’a donc pas mangé ? Ce serait dommage. Et puis il est sympa, il laisse ça à son patron ! Hein mon chien… Je vois que tu lui as préparé à boire. Normalement il ne quitte pas sa position sans que je le lui demande ou l’autorise.
    
    — Eh ben ! C’est pas rigolo d’être ainsi toujours esclave de tes ordres… libère-le ! Qu’il fasse ce qu’il lui plait dans ma maison.
    
    — Julius ! Repos ! C’est bon mon chien. Tu peux rompre.
    
    Et sidérée je vois le malinois qui file directement vers la gamelle de flotte que je lui ai versée. ...
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