1. Les nuits fauves (2)


    Datte: 03/02/2022, Catégories: Zoophilie, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    Notre dinette date de plus d’une semaine. Je n’entends plus mon voisin et ne l’ai pas non plus revu. Je ne veux pas aller frapper à sa porte. Ce serait lui montrer qu’il me manque vraiment. Lui ou ce qu’il m’a fait ? Bon ! Je veux croire que c’est un tout. Et une semaine puis deux, coulent leurs jours longs, accentués encore par des soirées plus frustrantes encore. Alors lorsque l’on sonne à ma porte ce troisième mercredi soir depuis qu’Hervé a quitté ma chambre, j’ai vraiment le cœur qui bat. C’est bien les jambes en coton que je vais voir qui se trouve derrière l’huis.
    
    Il est là ! Enfin je devrais dire, ils sont là ! La main du flic tient son animal par la laisse. Julius est assis et ses grands yeux m’observent, intrigué de me voir. J’explose presque de suite de revoir le gars qui ne m’a donné aucune nouvelle depuis bientôt trois semaines.
    
    — Tiens ! Un revenant. Tu es toujours en vie ?
    
    — Hé ! Calme-toi ma belle. J’étais parti en mission et je n’avais aucun moyen de te joindre. Tu ne m’as jamais donné ton numéro de téléphone et… en déplacement… difficile de rentrer chez moi.
    
    — Ah bon ! Je vois que Julius est aussi de retour.
    
    — Un soir ! Juste un soir. Il vient te saluer. Et puis tiens ! Ça, c’est pour toi !
    
    La main qu’il tient dans son dos refait surface et au bout de ses doigts, un bouquet de roses… rouges. Je suis stupéfaite par ce cadeau.
    
    — C’est… c’est pour moi ?
    
    — Non ! Pour ma voisine ! Pour me faire pardonner de m’être absenté aussi longtemps. ...
    ... Ça ne se renouvellera plus si nous échangeons nos zéros six !
    
    — Entre… entrez je veux dire !
    
    — Tu préfères que je le laisse dans mon appartement ?
    
    — Non ! Pourquoi ? Il est méchant ?
    
    — Aucun chien n’est méchant comme tu dis. Ce sont seulement leurs maitres qui ne sont pas à la hauteur. C’est mon meilleur ami…
    
    Il me scrute et les deux avancent dans l’entrée de mon appartement. Hervé se baisse et retire la laisse de Julius. Le berger belge obéit au doigt et à l’œil. Il est assis aux pieds de son patron et ne bouge pas une oreille.
    
    — Tu vois ! Il est plus docile qu’une femme !
    
    — Ce sont des propos de macho ça ! Les femmes n’ont pas à être dociles. Elles sont vos égales. Si tu commences à nous comparer à ton chien… je ne suis pas certaine que je puisse longtemps le supporter. C’est tout de même le monde à l’envers.
    
    — Ne te fâche pas Ingrid ! C’est juste pour te dire qu’il est très obéissant et j’admets volontiers que l’image choisie n’est pas excellente. Je ne veux surtout ni t’offenser ni te vexer.
    
    — C’est bon ! N’en parlons plus…
    
    — Je peux te le laisser là quelques minutes ? J’ai un courrier à aller poster et la boite n’est qu’à cinq minutes à peine.
    
    — Tu es certain qu’il ne va pas s’énerver ? Tu sais je ne suis guère rassurée devant ces toutous…
    
    — Tu n’as rien à craindre. Julius… Gentil ! Tu restes assis là !
    
    — Tu ne tardes pas trop !
    
    — Non ! Non ! Mets tes fleurs dans l’eau… inutile qu’elles souffrent trop longtemps.
    
    — Oh ! Zut ! ...
«1234...9»