1. A ses pieds


    Datte: 09/01/2022, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Monsieur Plume

    — Lèche, me dit simplement Sophie en tendant son pied nu dans ma direction. Et c’est comme cela que mes ennuis ont commencé...
    
    D’un naturel plutôt introverti, je n’avais jamais réussi à vaincre ma timidité auprès des filles, mon physique plutôt fluet ne m’aidant pas vraiment à m’imposer dans ce domaine-là comme dans tant d’autres, et à 25 ans, j’étais toujours puceau et presque résigné à le rester. Et puis je fis la connaissance de Sophie au cours d’une soirée chez des amis communs. Cette petite brune aux cheveux longs, un peu ronde et à la poitrine opulente dégageait une joie de vivre communicative et je me laissai convaincre de danser avec elle. Ma maladresse et mon absence totale de sens du rythme la firent beaucoup rire et nous avons passé ensuite un long moment à bavarder ensemble, un peu à l’écart de la fête. Nous nous sommes séparés en échangeant nos numéros même si j’étais certain qu’elle ne me rappellerait pas. Le lendemain, mon portable sonnait et cinq ans plus tard, nous étions toujours ensemble.
    
    Bien sûr, au fil des années, notre belle complicité des débuts s’était un peu émoussée et nous faisions de notre mieux pour ne pas tomber dans une routine assommante. Il y avait parfois des disputes, mais elle trouvait toujours le moyen de nous réconcilier et cela se finissait souvent au lit... où je lui fournissais un nouveau prétexte de complainte, car je n’étais pas très endurant pendant nos ébats sexuels.
    
    Cette fois-ci, nous venions d’ailleurs de finir de ...
    ... faire l’amour en quelques minutes et elle restait allongée sur le dos, entièrement nue, tandis que je me levais et faisais le tour du lit pour rejoindre la salle de bain. Au moment où je passais près d’elle, Sophie tendit la jambe vers moi et me dit "lèche" d’un ton qui se voulait sans réplique. Je m’arrêtai, ne sachant pas si elle était sérieuse ou non. Mais sérieuse, elle l’était et elle resta là, sa jambe levée, en attendant que j’obéisse enfin.
    
    Je ne nierais pas que j’ai souvent été attiré par les pieds féminins sans me considérer vraiment comme un fétichiste, mais ceux de Sophie n’étaient pas son principal attrait. Elle n’en prenait pas plus soin que cela et, sans qu’ils soient pour autant affreux, avec elle, on était loin du mignon petit peton fin, délicat et manucuré.
    
    Afin d’éviter une nouvelle confrontation, je me baissai finalement vers elle et déposai un petit baiser sur la plante de son pied potelé.
    
    — Ce n’est pas du tout ce que je t’ai demandé de faire, éclata-t-elle.
    
    Impressionné par sa virulence et la colère dans sa voix, j’attrapai sa cheville et je posai immédiatement ma langue sous son pied avant de le parcourir avec des petits léchages timides et maladroits. Cela dura plusieurs minutes dans un silence total, puis elle m’ordonna de changer de position pour qu’elle soit plus à l’aise. Elle laissa pendre sa jambe en dehors du lit et, suivant ses instructions, je m’agenouillai pour continuer à la lécher. Des sentiments contradictoires se bousculaient en ...
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