1. Le cygne noir (8)


    Datte: 13/12/2021, Catégories: Trash, Auteur: Dante67, Source: Xstory

    ... avec moi. La moitié du temps, tu planifiais, et l’autre moitié, tu vivais ce que tu avais planifié. J’ai joué le jeu avec toi au début parce que c’était le souhait de ton père qui m’a engagé. Il pensait qu’il était préférable de te permettre de vivre dans ton monde avec ma supervision plutôt que d’envisager des solutions plus contraignantes. Ton père a beaucoup d’argent, et il a arrangé les choses de son mieux.
    
    — Et pour mon père, que je me fasse baiser par des hordes de mecs et par des chiens, c’est pas un problème ?
    
    — Non : tant que tu te protèges – ce qui a été le cas – et tant que cela n’affecte pas négativement la vie de quelqu’un, tu étais libre d’accomplir tous tes fantasmes. Jusqu’à maintenant.
    
    — Comment ça ?
    
    — Tu t’es fait passer pour une autre, et tu as couché avec lui.
    
    — ...
    
    Von Rothbart était son père. Elle avait couché avec son père. C’était lui qui lui avait fait subir tous ces traitements plus avilissants les uns que les autres. C’était lui qui lui avait procuré les sensations les plus incroyables de sa vie.
    
    — Tu as dépassé la limite de ne pas faire du mal à autrui.
    
    — Il est au ...
    ... courant que c’était moi ?
    
    — Pas encore. Mais il est en chemin et arrivera d’une seconde à l’autre.
    
    — Ne lui dis pas ! Je t’en prie, ne lui dis pas !
    
    — C’est nécessaire, Svetlana.
    
    Odile revint dans la conversation.
    
    — Calme-toi, Sveti. T’as pris le plus grand pied de ta vie, et il semble qu’il n’était pas en reste. Où est le mal ?
    
    Elle n’avait pas la force de se lancer dans un tel débat à cet instant. Carl alla faire du thé pour tout le monde après avoir avait fait patienter Svetlana dans une pièce à côté. Von Rothbart arriva au moment où il servait le thé. Carl lui ouvrit la porte et lui expliqua la situation, d’abord seul à seul. Svetlana n’entendait pas bien leur conversation, mais il lui sembla que von Rothbart restait remarquablement silencieux. Elle l’entendit l’appeler :
    
    — Svetlana ! Viens ici, s’il te plaît.
    
    Elle sortit de sa chambre et s’avança en regardant ses pieds. Carl n’était plus présent dans la pièce et semblait être parti.
    
    — Alors c’était vraiment toi...
    
    — Je suis désolée, Monsieur.
    
    Il avala une gorgée de son thé. Il semblait calme, mais pensif.
    
    — Nous devons parler. 
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