1. Le cygne noir (8)


    Datte: 13/12/2021, Catégories: Trash, Auteur: Dante67, Source: Xstory

    ... raccrocha.
    
    — Tu... t’es là ? T’es revenue ?
    
    — Je suis désolée de t’avoir laissée, Sveti. Vraiment désolée.
    
    — Pourquoi t’es partie ?
    
    Elle sentit les larmes monter instantanément, envahie par une tristesse immense comme elle en avait rarement ressenti dans sa vie.
    
    — Quand j’ai vu ce que je te faisais vivre, l’impact que j’ai eu dans ta vie, j’ai eu peur de t’avoir manipulée, de t’avoir poussée trop loin, de t’avoir rendue folle. J’ai pensé qu’en te laissant retrouver ta vie, ça irait mieux pour toi.
    
    — Mais, putain, avant de prendre une décision comme ça, parle-moi ! Je suis là ! J’ai le droit de choisir ma vie !
    
    — C’est vrai, tu as le droit de choisir ta vie.
    
    — T’es partie avec une pauvre lettre de merde ! J’ai failli crever de désespoir, moi !
    
    — Je suis désolée, Sveti. Carl m’a raconté ce qu’il s’est passé, et j’ai eu encore plus de remords.
    
    — Je m’en fous de tes remords !
    
    — Alors, qu’est-ce que tu veux ?
    
    — Je veux...
    
    La question l’a pris de court. Que voulait-elle ? À cet instant, elle n’en savait plus rien. Elle aurait voulu la frapper autant que se mettre à genoux et l’implorer de la prendre comme esclave. Cette contradiction était telle qu’elle ne pouvait répondre. Elle s’effondra sur le sol en sanglots.
    
    Odile la secourut et la prit dans ses bras pour la bercer.
    
    — Chut... Là... ça va aller.
    
    — Nan, ça va pas aller !
    
    — Et puis d’abord, qu’est-ce qui t’a mise dans cet état ?
    
    Cette nouvelle question lui valut un moment ...
    ... d’absence et d’effroi. Elle n’était pas en état d’expliquer à sa déesse qu’elle venait de passer la nuit à se faire baiser par son père et que le sperme qui maculait encore ses lèvres à cet instant était le sien.
    
    — J’ai... je t’ai cherchée.
    
    — Je suis là maintenant.
    
    Quelqu’un toqua à la porte.
    
    — Ouvre-moi !
    
    Le tambourinement était très fort, et la voix était celle de Carl.
    
    Odile aida Svetlana à se relever.
    
    — Va lui ouvrir.
    
    Svetlana lui ouvrit et Carl posa les yeux sur son corps martyrisé. Il sembla encore deux fois plus furieux. Il déboula comme une bombe dans le salon.
    
    — PUTAIN DE MERDE, MAIS QU’EST-CE QUE T’AS FOUTU ?
    
    — Je... j’étais juste...
    
    — Je viens d’avoir von Rothbart qui m’a parlé d’une chienne rencontrée en club hier soir.
    
    — Ouais, ben il s’est bien foutu de moi...
    
    Odile semblait surprise.
    
    — Attends, c’est mon père qui t’a fait ça ?!
    
    Carl enchaîna :
    
    — Regarde-moi quand je te parle ! Qu’est-ce qui t’a pris de faire ça ?
    
    — Mais... quand tu m’as donné l’endroit où il serait, je pensais que tu savais ce que j’allais y faire.
    
    — Mais je ne t’ai rien donné du tout !
    
    Odile se glissa derrière elle et chuchota à son oreille :
    
    — C’est moi qui t’ai donné l’info.
    
    La nouvelle assomma Svetlana. Odile s’était introduite il y a plusieurs jours dans son appartement pour lui dire où trouver son père pour que Svetlana puisse aller le soudoyer pour la retrouver ?
    
    — Tu voulais que je couche avec von Rothbart ?
    
    Carl semblait ...
«12...5678»