1. Ma première pose (troisième séance)


    Datte: 24/10/2021, Catégories: A dormir debout, Auteur: Caroline de Savoie, Source: Hds

    ... fameuse boulangerie.
    
    Cette fois encore, j’eu l’impression pendant tout le trajet que ma déchéance était écrite sur mon visage. Partie un peu trop tard et ralentie par mes talons haut, J’arrivais à la salle communale, avec quelques minutes de retard. David n’était pas devant pour m’accueillir comme les fois précédentes, et je me pris a rêver que peut-être la séance avait été annulée. Mais dès mon entrée dans le hall, je sus qu’il n’en était rien. J’y repérais immédiatement plusieurs participants déjà vus la fois précédente, et en particulier ce porc de Mr Dupin, (mon ancien professeur de Français, qui avait pris tant de plaisir lors de la séance précédente, à se venger des moqueries que je lui avais faite endurer au lycée, en racontant ma vie scolaire et en m’aspergeant copieusement de son sperme répugnant).
    
    A ma vue, me regardant de bas en haut comme un objet, il s’exclama « Ha mais moi qui croyais t’avoir inculqué les bonne manières la semaine dernière, je constate que pour la ponctualité, il va falloir sévir encore. » David surgit à cet instant, et après quelques secondes de réflexion, m’invita sans préambule et en tenant la main vers moi à retirer ma robe et à la lui la donner. Je tentais de protester, en bafouillant, que je le ferais dès que je serais dans la salle réservée, mais me barrant la route il lâcha un péremptoire « allez, à poil ne fais pas ta mijaurée, ou nous pourrions bien faire la séance dehors sur la place ! ». Paniquée, et ne sachant pas s’il ...
    ... plaisantait ou non je me hâtais de retirer ma petite robe et de la lui tendre, bien que nous ne soyons que dans le hall d‘entrée de la maison communale.
    
    Il me l’arracha presque es mains, et cette fois encore la lança en boule par-dessus son épaule et je la vis disparaitre de main en main jusqu’à la perdre totalement de vue. Avec Mr Dupin, ils jouèrent encore à me faire peur, faisant mine d’hésiter en regardant le soleil extérieur, à faire vraiment la séance dehors. Mais après quelques minutes de ce manège, et tandis que toutes les personnes traversant le hall s’arrêtaient pour me regarder, il finit par me ire en me donnant une claque sonore sur les fesses « Allez file dans la salle, nous sommes vraiment trop gentils avec toi, il va falloir que ça change ! ». Je n’aurais jamais crue être finalement aussi contente de me hâter vers cette grande pièce ou pourtant j’avais déjà été si humiliée.
    
    J’entrais, suivi des participants qui m’avaient accueillie, sous les murmures approbateurs de tous ceux déjà présents, saluant mon entrée nue. Je vis immédiatement qu’ils étaient aussi nombreux que la fois précédente, les pupitres serrés tout autour de l’estrade. Je reconnu hélas certains visages que j’aurais préférée ne pas voir, de voisins proches, de collègues et amis, déjà présents la fois précédentes ou nouveaux attirés par la rumeur…Certains n’attendirent même pas comme les fois précédentes les instructions de David pour extirper leurs portables de leurs poches et immortaliser ...
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