1. Ma première pose (troisième séance)


    Datte: 24/10/2021, Catégories: A dormir debout, Auteur: Caroline de Savoie, Source: Hds

    ... part par un « A mercredi prochain alors… » appuyé. Mon collègue qui avait eu « l’honneur » de participer aussi continuait tous les jours où nous travaillions ensemble, à me saluer, sans rien mentionner explicitement, mais toujours avec un sourire que je trouvais pervers ou de petites allusions « tu as bien digéré l’apéritif de mercredi ?... Tu n’as pas ta queue de cheval aujourd’hui ? » qui suscitaient à ma grande honte des regards interrogatifs du reste de l’équipe. Je me demandais en permanence s’il en avait parler aux autres, ou qui sais s’il leur avait montré son film souvenir. Bien sûr je me contentais d‘un sourire forcé en retour et de dire que tout allait bien.
    
    L’affichage de mes « performances » à venir, que j’avais pu apercevoir à l’espace communale, et l’évocation par David d’une autre affichette à la boulangerie, me taraudaient aussi. Si bien que je fini le dimanche matin (c’était à moi d’aller chercher les viennoiseries pour la famille) par me rendre à cette fameuse boulangerie, ou je n’étais pas repassée depuis (mes parent ou mon frère ramenant le pain en général sur leur trajet de retour à la maison). Lorsque j’entrai, le grand bonjour narquois du boulanger, me fis tout de suite soupçonner que David n’avait pas menti. La juste a coté de la caisse, tourner vers les clients onc aucun n’avait pu la rater, trônait la fameuse affichette, déjà vue à la salle. Sur le même fon bleuté, le club de dessin faisait publicité de ma qualité de « modèle nue » (un doux ...
    ... euphémisme) et précisait sous ma photo et mon nom, les modalités de participation.
    
    J’en ressenti un frisson d‘horreur et de trouble intense, et tandis que je sortais précipitamment après avoir payée les croissants, sous l’inévitable « à mercredi alors. » goguenard, je réalisais pleinement que le bourg entier pour peu qu’il soit client de ce commerce, (nous n’avons que deux boulangeries ici), était susceptible de venir participer pour quelques euros aux « réjouissances ».
    
    Le mercredi venu, a défaut ‘avoir trouver une échappatoire satisfaisante qui me permettrait de ne pas y aller sans risquer la diffusion de la session précédente, je me résolu la mort dans l’âme mais le feu au fond du ventre, à aller faire ma troisième séance de pose. Je respectai scrupuleusement encore une fois les instructions : Aucun dessous plusieurs heures avant pour éviter toute marque, mes escarpins les plus haut, et mes cheveux longs rassemblés en queue de cheval, pour, comme David l’avait prétendu la fois précédente, « dégager mon beau visage », mais comme je le savais aussi depuis lors, permettre qu’il soit bien visible sur toutes les prises de vue et permettre à ces pervers …d’avoir une bonne prise pour me tenir immobile.
    
    Comme la fois précédente, je mentionnais rapidement en partant, que je buvais un pot avec des amies. Le regard mi-critique mi-amusé de mon père et mon frère sur mes seins qui pointaient sous ma robe, me firent me demander avec angoisse s’ils étaient passé cette semaine à la ...
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