1. Mon Nouvel Oncle (5)


    Datte: 11/10/2021, Catégories: Gay Auteur: Calinchaud

    Si Claude n’était pas « riche » comme on le disait à l’époque, il avait une excellente situation lui permettant de bien gagner sa vie, tout en vivant très simplement. Par ailleurs, sa mère, bénéficiant de la confortable retraite de veuve de guerre de son mari et continuant son travail de brodeuse, beaucoup plus par plaisir que par nécessité, n’avait pas besoin de son aide, en aucune manière, bien au contraire.
    
    — Tu aimes le bateau, mon Cœur, non ?
    
    — J’adore... Tu le sais...
    
    — J’en ai loué un à Cassis toute la journée pour une promenade en mer, avec pêche à l’appui.
    
    — Tu es fou... !!! Mais tu sais conduire un bateau, toi ?
    
    — Et Putain, con... Je suis né à Marseille... !!!
    
    Avec un accent digne de Pagnol...
    
    — Comment tu sais me faire autant plaisir ?
    
    — Parce que je t’aime... Au fait... Je sais que tu adores les langoustes... Alors, si on arrive pas à en pêcher, on nous en mettra deux belles de côté pour nous.
    
    — Mais Claude, ça va coûter super cher tout ça... !!! Je veux pas... !!!
    
    Je n’étais pas habitué à autant de largesses. Même si nous vivions correctement, ma mère était tellement obnubilée par l’argent, cela tenait de l’avarice, et elle m’avait habitué à me satisfaire de très peu, sauf que mon père de temps en temps, m’offrait en cachette, quelques vêtements ou objets pour mon âge et me donnait, discrètement, un peu d’argent de poche, ce qu’elle me refusait. Heureusement, quelques cours que je donnais subvenaient à mes maigres besoins.
    
    — ...
    ... Marc, mon chéri, ce sont nos premières vacances ensemble. Je vais pas t’emmener dans un Palace. D’abord, je ne pourrais pas et j’en ai pas envie non plus... Je trouve que le cabanon est un beau Palace, non ? Même s’il n’est pas 5 *, nos vacances le seront.
    
    Après les conseils du pécheur, nous avons pris bord dans le bateau, avec glacière remplie de boissons et de nourriture... Et en vogue vers le large... enfin le large... pas trop loin des côtes quand même. Être avec lui, sur la mer, cherchant à faire bonne pêche, avec de fréquentes pauses pour faire l’amour, je vivais un rêve. Depuis que Claude m’avait avoué sa frustration d’adolescent et de jeune homme aussi, je le sentais plus léger, comme s’il s’était enfin libéré d’un poids de plusieurs tonnes qui lui pesait sur ses épaules. Il devenait complètement naturel, lui-même, cherchant aussi facilement mes lèvres pour un simple baiser, que ma chatte pour la défoncer quand son besoin était trop fort, heureusement, l’embarcation était solide et tenait bien la mer. J’ai du mal à vous décrire la sensation de son pieu entièrement fiché en moi avec les vagues qui nous faisaient tanguer. Il ne craignait plus de montrer son Amour et son désir, dont il avait souvent eu trop honte...
    
    Rentrés au port en fin d’après-midi, avec ma foi, une pêche plus que fructueuse, deux grands bacs remplis de poissons que nous ne connaissions pas vraiment, la chance des débutants sans doute... Le pêcheur nous a accueillis, hyper-surpris de ce que nous ...
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