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Rio Grande 2/3 Dans la place
Datte: 07/10/2021, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Laetitia sapho, Source: Hds
... fis donc le tour de son bureau. En me penchant pour me placer derrière elle, j’eu une vue plongeante sur son décolleté et sur son soutien-gorge à balconnet apparemment. - La voilà l’occasion de la chauffer un peu, me dis-je aussitôt, tout en profitant moi-même de la perspective. Je me suis penchée en avant afin de tourner les pages, pour qu’elle puisse signer. A chaque mouvement de mon bras, je m’arrangeais pour que ma poitrine frôle son épaule. Dès le premier contact, je l’ai aussitôt sentie se raidir et me jeter un coup d’œil en coin. Pour aiguiser tous ses sens, je m’étais mis quelques gouttes dans le cou, de ce parfum français, acheté au frais de la police d’Austin. Celui que Marylin Monroe a confié porter pour dormir (et rien d’autre). J’ai fait comme si je ne m’étais aperçu de rien. Au document suivant, j’ai encore accentué la pression sur son épaule. Cette fois, je ne me suis pas contentée de la frôler. Mon sein gauche s’est carrément posé sur son épaule : - Ça, je ne peux pas le signer comme ça ! Il faut que je le lise avant, me dit-elle en posant sa paume sur le combiné. Elle ajouta en m’indiquant un des fauteuils devant son bureau : - Laissez-moi le temps d’en prendre connaissance June, mais ne restez pas debout, asseyez-vous en attendant. Si c’est bon, il faut que ça parte aussitôt après, par contre. J’ai fait à nouveau le tour du bureau. Comme si j’avais des yeux dans le dos, j’étais bien consciente du regard de Brooks sur mes ...
... fesses. Les fauteuils en cuir étaient profonds. Je me suis arrangée, en m’enfonçant dedans, de croiser les jambes le plus haut possible. Ainsi, j’ai pu faire monter ma jupe et dévoiler plus de la moitié de ma cuisse droite, voilée de noir. J’ai tout de même eu ce geste pudique de baisser ma jupe pour cacher mes jambes. Il s’agissait bien sûr de fausse pudeur. Les séductrices savent user et abuser de ce genre de subterfuges. Même si ce n’est pas mon univers, et mes tenues habituelles, séduire, je savais faire. Une évidence, j’avais accroché son regard depuis le début. Elle n’avait lâché mon postérieur que quand j’ai eu terminé de faire le tour du bureau et que je lui ai fait face pour m'asseoir, j’ai surpris son regard. Entre deux lignes de lecture, elle matait mes cuisses, c’était évident. Je tentais un décroisement, puis un nouveau croisement de jambes, passant cette fois la cuisse gauche par-dessus la droite. S’eut l’effet escompté. Cette fois ce n’était plus des regards discrets mais bien appuyés. Le deuxième effet de mon jeu de jambes, involontaire, fut de remonter encore un peu plus ma jupe, de manière à ce qu’un demi-millimètre de la dentelle du haut de mon bas apparaisse. J’en rajoutais en jouant l’insouciance. Je laissais vagabonder mon regard sur les murs, m’attardant sur les tableaux accrochés aux murs, les regardant même avec attention. Je suis complètement hermétique à cette frange de l’art contemporain, où les prétendus artistes peignent des traits et des ...