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La danse des primates (1)
Datte: 04/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... vous ennuie plus avec mes radotages. Vous faites bien comme vous voulez, après tout, c’est seulement votre vie et c’est bien vous que ça regarde. Faites de beaux rêves. — xxxXXxxx — Je me suis endormie comme une masse. Que je ne sois pas chez moi ne m’a pas vraiment dérangé. C’est un bruit bizarre au milieu de la nuit qui me fait sursauter. Je relève la tête. Suffisamment pour apercevoir le jeune homme qui est assis sur un siège devant sa table de cuisine. — C’est quoi ce bruit ? — Rien de spécial. Des occupants d’une autre chambre qui ne sont pas très discrets... — Ah ? Mais pourquoi ne dormez-vous plus vous ? — Le sol est un peu duraille pour mon dos. — Zut... écoutez, il y a sans doute assez de place pour deux dans votre couche. Vous resterez de votre côté et moi du mien, voilà tout. Il ne répond pas, mais ne se fait pas plus prier. Il entre rapidement sous les draps et je me tourne vers le mur. Lui ne bouge pas. Je ferme les yeux, cherchant un second sommeil qui a bien de la peine à venir. Lui ne semble pas avoir plus de chances que moi pour se rendormir. Il se tourne, retourne et finit par heurter une de mes jambes avec la plus proche des siennes. Cette fois, il n’ose plus bouger. Et moi non plus du coup. Je sens ce pied qui reste collé à mon mollet. Si je fais un geste pour échapper à cet attouchement involontaire, il va forcément comprendre que je suis éveillée. Alors, je ne bronche pas, seulement agitée de l’intérieur par cette promiscuité. ...
... Un long moment se passe sans que ce Jérémy ne respire calmement. Mais s’il écoutait un peu les sons dans le noir, il saurait que ma respiration aussi est perturbée. Il n’y songe sans doute pas. Pourtant, au bout de je ne sais combien de secondes, j’ai l’impression qu’un de ses bras rampe vers mon dos. Je suis tétanisée, sans pouvoir réagir. La patte qui s’est simplement rapprochée et calée contre mon épaule. J’ai bizarrement chaud partout sans trop savoir quoi faire. Et la paume qui se déplace sur le tissu de la chemise que je porte semble trembler. À moins que ce ne soit mes propres tremblements qui soient à l’origine de cet effet ? Je respire un peu plus fort. Il doit s’imaginer que je dors profondément. Et je comprends que la paluche frôle mon bras. Je bouge juste un peu. La main cette fois est presque sur mon sein, mais elle hésite encore. Et j’avoue que son contact est très... perturbant. Et aussi incroyable que cela puisse paraitre il marmonne des mots... — Vous êtes trop belle Madame... si vous saviez comme j’ai envie de faire l’amour... — ... — Je bande pour vous et j’imagine bien ce que doit endurer votre mec... Dommage que vous dormiez... je crois que je suis fou... de vous. En plus vous sentez bon. — ... Les doigts viennent de se crisper sur le tissu qui recouvre ma poitrine. Il ne caresse pas vraiment ce qui se cache dessous. Non ! C’est plus une prière et un regret qu’il exprime de cette manière... digitale. Et je ne cherche pas à l’allumer ...