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La danse des primates (1)
Datte: 04/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... Collé... charmant vocabulaire, je vois, c’est une nouvelle génération. — Ben... on a pas tellement le choix. Vous les anciens ne nous avez pas laissé grand-chose ou plutôt si... toutes la merde de la terre à gérer. Vous avez bouffé toutes les ressources et nous devons maintenant en payer le prix fort. — Ah ! Non ! S’il vous plaît, ne me mettez pas sur le dos toute la misère qui tombe sur nos têtes... la plupart des hommes et des femmes de ce monde sont des paumés comme vous et moi... — Peut-être que vous avez raison. Alors vous dormez chez moi ? — Je vais vous laisser tranquille... — Mais c’est moi qui vous le propose alors... Et soudain, il se lève ! — Bon, je vais voir mon pote... je reviens dans cinq minutes... — Mais... Il ne me laisse pas le temps de discuter. Et comme une idiote, je vois la porte se refermer sur lui. Je reste donc seule, assise sur ce lit inconnu. Mes yeux font le tour de cette chambre minuscule et relativement fonctionnelle. Combien dure son absence ? Je n’en ai aucune idée, mais ça me parait une éternité. Enfin, il réapparait avec le visage fermé. — Mon pote a déjà sa nana chez lui... et vous comprenez que je ne peux pas vraiment le déranger. Ça ne fait rien... je dormirai dans mon sac de couchage sur le sol. Vous pouvez vous installer dans mon pieu. — Je crois qu’il vaut mieux que ce soit moi qui parte... — Non ! Non, je vous en prise, j’ai l’habitude... je reçois parfois des amis un peu... bourrés alors ils ...
... profitent de l’escale. — ... ? — Si vous voulez prendre une douche, c’est dans le couloir, la porte toute au fond... oui ce n’est pas très pratique, mais je n’ai pas trop le choix. — Ça va aller... oui... ça ira bien ! — Je vais moi en prendre une, profitez-en pour vous mettre à l’aise et vous coucher. Vous pouvez prendre un de mes pyjamas qui sont sur une étagère, dans la penderie. Il quitte à nouveau son palais. Et je fouille dans ce fameux rayonnage. J’y découvre une longue chemise d’homme. Celle-ci à carreaux rouge, posée sur ma poitrine me descend sous les genoux. Alors je retire prestement ce qui me couvre et passe la liquette de coton. Puis je me glisse dans le lit. Quelques minutes plus tard, le locataire des lieux rapplique et lui est dans une sorte de robe de chambre brune. Il tire du placard un sac de couchage qu’il étale à même le sol, au pied de son lit. — Je peux éteindre la lumière ? Vous n’avez besoin de rien d’autre, Madame ? — Oui c’est bien... en tout cas merci de me permettre de dormir sans aller à l’hôtel. —De rien ! Il stoppe net sa phrase parce mon portable dirdingue à nouveau. Cette fois je tends le bras pour l’attraper dans mon sac. — Excusez-moi, j’ai oublié de l’éteindre. — Il est tenace votre bonhomme... il doit drôlement se faire du mauvais sang... — Il aurait dû réfléchir avant de se taper je ne sais qui. — ... je vous comprends, mais... lui dire que vous savez ne coute rien. — Bonne nuit ! — OK ! OK ! Je ne ...