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Non, Pas Elle ! (1)
Datte: 01/10/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Count Zero, Source: Xstory
... Prends sur toi, ne gâche pas tes vacances. Tu sais quoi, n’ouvre même pas les yeux pour les regarder. » Le groupe de bobos s’amusait bien, les jeunes gens sautaient dans la piscine, en faisant des plongeons plus ou moins bruyants et éclaboussant, et chahutaient comme des gosses (de riches). Je n’avais toujours pas ouvert les yeux, mais j’avais clairement distingué deux paires de voix : deux masculines (dont l’un des porteurs s’appelait Pierre-Alexandre), et deux voix féminines. — Tiens, filme ça ! s’exclame à nouveau le fameux Pierre-Alexandre avant de faire un nouveau plongeon. — Allez ! Selfie de groupe ! Jaqueta l’une des filles. — Attends, je veux qu’on voie toute la piscine ! S’ébroua l’autre, d’une voix qui me paraissait vaguement familière. — Demande à ce gars-là de prendre la photo. Ho, mon « gars, » t’as plutôt intérêt à ce que ce « gars-là » ça soit pas... — Excusez-moi ? L’une de ces filles s’était approchée de moi en moins de temps qu’il ne fallait pour se plaindre du bruit, et par en juger à la lumière qu’elle masquait, elle devait se tenir juste au-dessus de mon transat. Elle s’adressait à moi, bien entendu. Quelles étaient les chances pour qu’elle s’en aille si je ne lui répondais pas ? Je gardai les yeux fermés, et tentai de l’ignorer. Au bout d’un silence suffisamment long pour être gênant, même pour moi, elle s’exclama d’une voix qui mêlait surprise, amusement et incrédulité : — Joël ? A la façon dont elle avait ...
... prononcé ce nom, mon cerveau réussit à la remettre instantanément. Mon estomac fit un bond, et je fus pris d’une suée en ouvrant les yeux. La fille qui était devant moi, mains sur les hanches, bikini blanc, n’était pas plus grande que dans mes souvenirs. Je reconnus ses cheveux bruns ondulés, son visage méditerranéen et sa peau un peu bise. Elle avait pris un peu de hanches depuis la dernière fois qu’on s’était parlé. Mais sa présence, sa prestance, son allure n’avaient pas changé. Elle était la même. — S-Sophie ? bégayai-je. Je le redressais comme une biche qui sent arriver le loup au milieu du pré tranquille. — Ça, alors. Réussit-elle à dire après un silence encore une fois bien trop long. — Je... qu’est-ce que tu fais là ? balbutiai-je. — Je suis en vacances. Toi aussi j’imagine, devina-t-elle, amusée. — On peut dire ça. — Dis, ça te dérange pas de prendre une photo de nous, devant la piscine ? — Heu... Oui. Oui, bien sûr... Je me levai, pris le téléphone qu’elle me tendait en effleurant accidentellement sa main. Elle se retourna, dans un mouvement gracieux, aussi irréel que la situation dans laquelle je me trouvais. Quand elle fut au niveau de ses amis, au bord de la piscine, les membres du groupe se rapprochèrent les uns des autres, et je pris deux ou trois photos des quatre bourgeois et de leur sourire Instagram, avant de lâcher un « c’est bon » mal assuré. Les quatre jeunes gens se désolidarisèrent, et l’un d’eux suggéra qu’il était temps de se ...