1. Non, Pas Elle ! (1)


    Datte: 01/10/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Count Zero, Source: Xstory

    Des vacances.
    
    Enfin.
    
    Les derniers temps avaient été difficiles, c’est le moins qu’on puisse dire. En plus d’avoir perdu mon boulot, et de m’être fait larguer par ma copine, je m’étais remis à fumer.
    
    L’ennui avec les clopes, les bières, les boissons sucrées, et toutes ces merdes, c’est qu’en prendre une seule, ce n’est pas grave. C’est comme ça que vous vous faites avoir... Vous goûtez en vous disant que c’est la dernière, mais vous en reprenez toujours une.
    
    Heureusement, tout ça était derrière moi. J’avais finalement retrouvé un boulot encore plus chiant que le précédent, mais qui payait mieux. Mais vous savez quoi ? Je n’ai pas envie d’en parler, parce que je suis en vacances, là.
    
    Je m’allongeais confortablement sur le transat, près de la piscine d’un charmant petit spa en Suisse. Certes, j’avais cassé ma tirelire pour me payer des vacances de riche loin du petit monde qui me pompait allègrement l’air, mais je les avais bien méritées ces putains de vacances. J’avais décrété que je les avais méritées, et ce n’était pas ce petit cocktail « Tutti Frutti » que venait m’apporter une charmante serveuse, qui allait me contredire.
    
    Attendez... je vous dépeins le tableau : j’étais sur un transat, en peignoir. Un peignoir de riche, attention. Mon petit transat était au bord de la piscine. Piscine intérieure...
    
    Parce que dehors, il gelait, et il faisait déjà noir. Piscine chauffée, bien entendu, et qui saturait l’air d’une moiteur chlorée des plus délicieuses. Il y ...
    ... a peu de monde, les gens étaient partis souper au restaurant de l’hôtel à cette heure-là. J’avais donc la piscine pour moi seul, ou presque... une petite brunette occupait l’un des transats d’en face, de l’autre côté des eaux bleues et chaudes du grand bassin. Une fille charmante, et qui lisait ce qui m’a tout l’air d’être un roman de merde, si on en juge par la couverture. Elle me jette de petits regards de temps en temps, mais je n’ai ni l’envie de me faire des films, ni même envie de penser à quoi que soit d’autre que mon petit cocktail et ma petite tranquillité. Je repense au massage apaisant, compris dans le forfait de mon séjour, auquel j’ai eu droit dans l’après-midi, et mes épaules diffusent en moi une douce chaleur qui ne manque pas de me détendre davantage.
    
    Bien entendu, ce moment-là (comme tous les petits moments parfaits de l’existence) avait été créé dans un seul but : être perturbé par des éléments perturbateurs. Et cette fois-ci, les éléments perturbateurs s’étaient incarnés en une bande de prétrentenaires bourgeois, bruyants et insupportables comme seuls savent l’être les bobos.
    
    — Ho t’as vu ça ! Personne ! s’exclame l’un d’eux.
    
    Ce à quoi mon cerveau répond en pensée : « personne sauf moi ! »
    
    Mais je ne dois pas être trop dur avec lui... Après tout, puis-je vraiment lui en vouloir de venir me perturber, alors que c’est moi-même qui avais choisi de m’aventurer sur leur territoire bourgeois en choisissant un hôtel de luxe ?
    
    — Allez, me dis-je. « ...
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