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Les Valseuses
Datte: 27/09/2021, Catégories: magasin, vengeance, contrainte, dispute, nopéné, nonéro, policier, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... détail à me demander, ou à vérifier, je crois ? — Oui… L’attitude du bonhomme vous avait-elle interpellée, l’aviez-vous déjà croisé dans les rayons ? — Ouais… il avait une sorte de marche bancale. Mais c’est juste qu’il ne levait pas les pieds… — Ou le pied ? Vous souvenez-vous dans quelles circonstances vous avez remarqué cela ? — Il me semble vous l’avoir indiqué dans ma première déposition… il essayait d’avancer son panard entre les jambes des femmes qui comme moi étaient en jupe ! — Vous l’aviez mentionné ? Attendez ! Je fouille un peu… dans votre procès-verbal d’audition…« De plus, je suis presque certaine que quelque chose de louche se trouve, trouvait sur sa chaussure aussi. Il avançait souvent sa godasse entre les jambes des femmes qu’il croisait. » Merde… pardon excusez-moi, ça ne nous avait pas sauté aux yeux ! — Alors vous voyez, inspecteur ? Mademoiselle Delacre n’a pas menti. Vous avez vérifié ce qu’elle vous a déclaré ? C’est la moindre des choses, tout de même. — Attendez-moi juste une seconde. Je reviens. Le temps de demander une vérification. — Faites ! Je ne suis plus à une minute près. Je n’ai rien d’autre à faire qu’à me morfondre dans une cellule de votre boutique. *********** Bureau de Jocelyne Samy : Dix-sept heures vingt-deux — Mathis, le type a bien été fouillé avant d’être mis en cage ? — Ben, je suppose que les gardiens qui l’ont ramené ont fait leur boulot. C’est la règle, il me semble. — Et il ne portait rien d’anormal sur ...
... lui ? Ses chaussures n’étaient pas suspectes ? — Je n’en sais rien ! Je présume que nos agents lui ont remis comme à la femme des vêtements neutres et des chaussons, que leurs effets personnels sont inventoriés et gardés sous scellés. Pourquoi ? Il y a un malaise ? — Je pense que ce type était un voyeur. On peut aller chercher ses affaires que je fasse une vérif ? — Oui. Je m’en occupe. — Ça, je te le dis ! Si c’est bien ce que je crois, on va passer pour des looseurs. Pourquoi nos hommes n’ont-ils rien signalé de spécial ? — Calmos ! Une erreur peut arriver aussi. Et puis tu sais que ce n’est pas évident de garder l’esprit en éveil. Nos bonshommes sont sur la rue tous les jours depuis des mois. La lassitude peut aussi faire faire des âneries. Je file chercher les fringues de Frantz. Même bureau cinq minutes plus tard — Voilà ! Jocelyne. L’inventaire est là. — Ce sont les pompes qui m’intéressent. Le gardien qui a fouillé n’a rien noté de spécial concernant ces chaussures ? — Non ! Juste « Mocassins à glands en cuir roux : Taille quarante-deux ». — Ouvre le sac et sors-les, je veux les examiner d’un peu plus près. — Mets des gants. Et tu ne veux pas que le type assiste à… — Oui, ne t’inquiète pas… Je ne vais pas tripatouiller là-dedans sans protection. Va donc me chercher le gonze, comme ça il n’y aura aucune contestation possible, avant que je touche à quoi que ce soit. — Je ne vois pas où tu veux en venir, mais… Bureau Jocelyne Samy : Dix-sept-heures ...