1. Comment sauver son mariage (cocu)


    Datte: 30/08/2021, Catégories: BDSM / Fétichisme Hardcore, Première fois Auteur: grandalfo

    Auteur : Tito40
    
    Je suis assise face à ma télé éteinte, prostrée dans une luminosité décroissante. J’observe mon grand appartement parisien, ses plafonds hauts, ses moulures intactes, ses meubles rutilants. J’avais tellement rêvé de vivre dans un tel luxe que j’en ai oublié de vivre une vraie vie. Quand nos enfants vivaient avec nous, je ne posais pas de question. J’ai abandonné ma robe d’avocate pour m’occuper d’eux, et j’ai laissé à Roland le soin de nous entretenir. Il a toujours gagné beaucoup d’argent, nous n’avons manqué de rien, du moins d’un point de vue matériel. Il a financé les études des jeunes, nous a offert des vacances de rêve et ce gigantesque appartement. Tout ce qui fait que l’illusion d’une vie bien remplie vous rassure.
    
    Roland c’est l’homme de ma vie. J’en suis tombée éperdument amoureuse pendant nos études, et ce sentiment profond et sincère ne m’a jamais quittée. Oh, bien sûr, nous avons eu quelques différends au fil des années, comme tous les couples. Mais rien de bien grave. Des histoires de belles-mères envahissantes, de couleur pour la dernière Porsche, de ce qu’il fallait dire ou taire durant tel dîner, comme chez tout le monde. C’est sans doute le sort de tout couple également de ne pas vivre la passion des débuts durant l’éternité. Les couleurs passent, les odeurs deviennent habituelles, les bruits s’estompent, les saveurs deviennent plus ténues ; les contraintes de la vie quotidienne comme les courses, le ménage, les factures à payer, les ...
    ... devoirs des enfants, les travaux, les pannes diverses, deviennent peu à peu envahissantes.
    
    J’avoue, oui, avoir petit à petit pris moins soin de mon apparence. J’avoue, oui, m’être de plus en plus souvent passé de maquillage certains jours, ou avoir porté négligemment un survêtement pour rester à la maison. J’admets m’être endormie quand Roland me montrait une envie de câlins, avoir refusé parfois ses avances dans des endroits inappropriés, ou lui avoir demandé de faire moins de bruit quand il me criait des insanités durant nos ébats devenus plus rares et plus brefs. J’avoue, oui, être devenue une mère plus qu’une maîtresse, une compagne plus qu’une petite amie, et pourquoi pas même, me dis-je quand je suis renfrognée, suis-je devenue un accessoire indispensable.
    
    Pour préserver notre relative tranquillité conjugale, j’ai fermé les yeux sur ses coups de canif. Il y a dix ans déjà que j’ai réalisé qu’il avait des aventures. Il y en avait peut-être eu avant d’ailleurs. Passé le choc, j’ai pris sur moi. Pas mal de mes amies avaient vu leur couple exploser, et je n’étais pas prête à vivre ça. D’abord, j’étais très attachée à mon confort, et ce confort, c’était lui qui me le procurait. Ensuite, j’ai considéré que c’était aussi un peu de ma faute. Je refusais un peu trop souvent ses demandes, et je me montrais, c’est en tout cas ce qu’il me disait parfois, trop peu « salope » à son goût. Et enfin, je ne voulais pas donner raison à ma mère qui m’avait prédit que je serais cocue ...
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