1. Burn out (2)


    Datte: 26/08/2021, Catégories: Trash, Auteur: Mlle_Helened, Source: Xstory

    ... Voix moqueuse.
    
    Je fais le tour de la pièce et je découvre contre l’armoire tout le nécessaire de la parfaite femme de ménage.
    
    Ok. Je fais le ménage. Ou plutôt semblant de le faire car la pièce était déjà immaculée.
    
    Ça devient vite insupportable. Tourner en rond dans cette petite pièce n’avait rien d’agréable. Déjà faire le ménage n’était pas ma tasse de thé, alors faire semblant… Je touche le fond quand je dois faire laver les vitres. Des vitres vaguement dessinée sur le mur à un endroit où il devait y avoir une fenêtre.
    
    Les « journées » passent ainsi. Je dis journée car il y avait un noir puis un blanc. Mais jamais de la même durée. A chaque fois mes tenues changeaient.
    
    Aujourd’hui, c’était minijupe en cuir rouge, veste assortie et un top a bretelle. Je m’étonne de donner aussi facilement un nom à ces fringues.
    
    Je passe le top qui ne cachait pas grand-chose de mes nouveaux attributs et l’ensemble en cuir qui me va parfaitement.
    
    De même, je n’ai plus de soucis pour marcher avec des talons aiguilles. L’ensemble du jour est livré avec des sandales rouges aux talons encore plus hauts.
    
    Mais le pire, c’est que me maquiller et m’habiller en fille est devenu naturel. Cela dit, que pouvais-je faire d’autre.
    
    Les jours suivant, la température chute brusquement. Et je découvre de nouveaux éléments : les bas, les porte-jarretelles et guêpière.
    
    Combien de fois j’avais fantasmé sur ses attributs ô combien sexy. Mais rares étaient mes partenaires qui en ...
    ... mettaient.
    
    Je me débats avec les attaches du porte-jarretelles. Mes ongles trop longs ne m’aident pas beaucoup. La sensation est agréable. Bien plus que je ne l’imaginais. Mais pas d’excitation. D’ailleurs, depuis que je suis enfermé, je n’ai pas eu la moindre érection. Ils doivent surement me filer un produit qui empêche ce phénomène physiologique. Finalement, le bromure, c’est pas que pour les militaires.
    
    Comme d’habitude, je déambule dans la chambre, je refais le ménage pour la quatrième fois d’affilée. Encore un petit effort et je pourrai voir à travers la fenêtre.
    
    — JE VEUX SORTIR !!!
    
    Toujours le même silence.
    
    Malgré les interdits, je m’affale sur le lit et j’éclate en sanglots.
    
    Tout comme mes ongles, mes cheveux ont poussé et m’arrivent au milieu du dos. Je ne sais pas quand ni comment, mais ils sont impeccablement coupés. La frange arrive à la limite de mes sourcils. Le miroir trop petit ne me donne qu’un aperçu partiel de mon visage. Visage qui s’est efféminé d’ailleurs.
    
    Ah putain, c’est quoi déjà la vitesse de pousse des cheveux ?
    
    Malgré tout, je me suis fait à mon nouveau visage et ma nouvelle vie de femme. Je suis train de refaire mon rouge à lèvres quand le miracle se produit.
    
    J’entends un bruit venant de l’armoire et je constate qu’elle pivote dans le mur. La lumière qui arrive est au moins aussi violente que celle de la pièce dans laquelle je vis. Une silhouette entre dans la pièce.
    
    — VOUS ?! dis-je en bondissant de ma chaise. 
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