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Burn out (2)
Datte: 26/08/2021, Catégories: Trash, Auteur: Mlle_Helened, Source: Xstory
... été confirmée par plusieurs objets personnels que ma mère avait reconnus. Maintenant, je suis vraiment mort. Du moins aux yeux de ma famille et de l’administration. Je ferme le journal. Pas envie d’en lire plus. Envie de vomir. J’ouvre l’enveloppe. Des photos d’un enterrement. Une pierre tombale à mon nom. Ma famille éplorée. J’éclate en sanglots. NOIR. BLANC. Pour la première fois, une voix trouble le silence de la pièce. — A partir de maintenant, vous devrez vous habiller ! — Avec quoi ? dis-je avec ironie. Lors de mes explorations, j’avais constaté que l’armoire était fermée à clé. Et la clé n’était pas dans sa serrure. Machinalement, je jette un coup d’œil au meuble made in Sweeden. Et ô miracle, la clé avait fait son apparition. Je m’étais habitué à mes nouveaux attributs pectoraux. Je me lève en me cambrant plus que je ne le faisais habituellement pour compenser le poids supplémentaire. J’ouvre l’armoire et j’éclate de rire. Rire jaune. — Et puis quoi encore ! L’armoire était remplie de vêtements féminins, de dessous en dentelle et de chaussures à talons hauts. — Je ne suis pas une tarlouze ! Evidemment, pas de réponse ni de commentaire. Je regagne mon lit, en passant par les toilettes. NOIR. Et j’ai même pas fini mon affaire ! Je me réveille une fois de plus, toujours ignorant du temps passé. Depuis combien de temps étais-je ici. Des jours ? Des semaines ? Des mois ? Aucune idée. Envie ...
... pressante. Je pose le pied par terre. Une violente douleur transperce ma plante des pieds. J’enlève l’épine qui s’avère être une punaise. Le sol en est totalement recouvert. — MAIS VOUS ETES DE GRANDS MALADES !!! BLANC. La lumière s’allume toujours aussi agressive. J’ai dû perdre la moitié de mes capacités visuelles. Une paire d’escarpins est au bout du lit. Le message est clair. Si je veux marcher, je devrais mettre ces chaussures. Je me résigne et les mets aux pieds. Si je trouvais ça très sexy sur les filles, l’idée d’en mettre ne m’était jamais venue à l’esprit. J’écarte les punaises et je me redresse. A cause de la hauteur des talons et mes gros seins, je suis obligé d’accentuer la cambrure de mes reins. Je comprends enfin la torture que vivent les femmes, parfois seulement pour nous faire plaisir. Je fais ma petite commission et regagne aussitôt mon lit pour enlever ces échasses. NOIR. BLANC. NOIR. … Le temps passe. Le repas est servi. Chaussures obligatoires à cause de l’invasion de punaises. Cette fois pas de journal mais une tablette électronique. Sans connexion au web bien sûr. Seulement quelques fichiers vidéo et texte. Enfin de quoi passer du temps. Mais je déchante vite. Tout traite de la mode féminine, de cours de maquillage et de maintien. Avec ce qu’il y avait dans l’armoire, le message était clair : je devais devenir une femme. Du moins en apparence. Pour le moment. Soit. Au point où j’en suis, que peut-il m’arriver de pire. ...