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0216 L’amour ne vit plus ici.
Datte: 06/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... de cette inscription ? Je crois que c’est la première fois où j’ai violemment fantasmé sur la sexualité d’un mec, un mec complètement inaccessible et dont la simple vision me vrillait les tripes. Avec qui il baisait, qui était celle qui avait la chance de le faire jouir, de le voir jouir ? Avait-il une copine attitrée ou des copines d’un soir pour égayer les nuits d’été et de vacances ? A quand remontait la dernière fois où il avait joui ? Comment se comportait-il au pieu, comment prenait-il son plaisir de mec, à quoi ressemblait sa belle petite gueule pendant l'orgasme ? Bref, c’était la première fois que la sexualité et le plaisir d’un beau gars m’était envoyée à la figure d’une façon si directe, presque violente, et par conséquent la première fois où je me suis posé les questions que depuis me hantent à chaque fois que je croise un beau mec. Avant ce jour j’étais un gars très timide, introverti, un gars qui se cherchait, qui ne voulait pas voir l’évidence, mon attirance pour les gars. Je crois que cet épisode a marqué mon éveil à la beauté masculine et à la sensualité. Ce que j’ai ressenti ce jour-là était trop violent pour que je puisse l’ignorer. La sensualité de ce gars m’a mis face à moi-même. Alors, d’une certaine façon, c’est un peu grâce à George Michael que j’ai commencé à accepter mon orientation sexuelle ». « Ça doit être violent, en étant adolescent, de réaliser qu’on n’est pas comme la plupart des copains, qu’on est attiré par des gars qui ...
... souvent ne sont attirés que par les nanas » considère Charlène. « Je ne te le fais pas dire » fait Florian, songeur. « Je ne te le fais pas dire » je lâche, comme un cri du cœur. Nos voix se superposent, ce qui provoque l’hilarité de Charlène. Définitivement, j’aime bien ce Florian. Je me reconnais en lui, dans ses ressentis, dans ses fantasmes, ses désirs, ses peurs, dans sa façon de découvrir ses penchants, ses attirances, dans ses frissons face aux bombasses mâles. Et aussi dans cet épisode de l’éblouissement face à la bogossitude extrême, comme ça a été le cas le premier jour du lycée en voyant Jérém, qui a été comme une révélation, et qui a provoqué le déclic, le début de prise de conscience de l’irrépressibilité de cette attirance et de sa légitimité. Lui aussi, comme moi, a dû se dire : « si regarder un gars me donne autant de frissons, ça ne peut pas être une mauvaise chose. En tout cas, ça ne l’est pas pour moi. Pourquoi j’essaierais de m’opposer à cette attirance ? Je n’ai pas à le faire, je ne veux pas le faire. Car elle me fait être en phase avec moi-même, car elle me rend heureux ». Je me reconnais également en Florian dans le fait d’avoir une cousine qui a certainement dû être sa confidente comme Elodie l’est pour moi, d’avoir été à la plage avec elle, à quelques dizaines de bornes à peine de notre plage à nous, celle de Gruissan. « Kissing a fool » se termine pour la deuxième fois et j’en redemande. Pendant quelques secondes, le crépitement du ...