1. 0211 Viens voir, je te dis….


    Datte: 11/07/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... incontestables que le t-shirt a été passé à l’envers ? A croire que le plaisir qu’on s’est donné m’a complètement retourné.
    
    Quoi qu’il en soit, Loïc a vu juste, et ses mots ne sont pas choisis au hasard. D’abord, la discrétion dont il a fait preuve en lâchant ces quelques mots, des mots qui sonnent à la fois comme un avertissement bienvenu « fais gaffe, les autres pourraient le remarquer aussi » mais aussi comme une moins agréable notification « j’ai compris ». D’autant plus que le choix du mot « remis » implique que ledit débardeur a été d’abord enlevé, puis remis.
    
    Est-ce que Charlène a vu la même chose ?
    
    Au bout de quelques secondes, sans un mot, Jérém allume une nouvelle clope. Il fait quelques pas, il se faufile à l’abri d’un regroupement d’arbres, et il enlève le t-shirt gris pour le remettre à l’endroit. Pendant une seconde, son torse sculpté fait son apparition, à moitié caché par la végétation. Jérém a voulu la jouer discrète. Et ça aurait pu marcher. Mais c’était sans compter avec le regard omniprésent de Satine, et avec ses observations pétaradantes.
    
    « Ah, un bogoss à poil, je vais défaillir… » elle surjoue, dans le but de faire rire la galerie.
    
    Mais en même temps, ses mots ont pour effet de déstabiliser le bogoss, qui laisse tomber le t-shirt à ses pieds, et d’attirer les regards et les remarques des autres cavaliers. Le temps qu’il récupère le t-shirt, qu’il secoue le feuillage qui s’est accroché, et qu’il le passe sur son torse, la moitié des ...
    ... cavaliers, et surtout des cavalières, a pu se rincer l’œil sur la plastique sculptée.
    
    « Ca c’est un corps de rugbyman… » ouvre le bal Carine.
    
    « Tu devrais toujours rester habillé de cette façon… » se fend Martine.
    
    « Tu devrais faire le calendrier des dieux du stade ! » fait Arielle à son tour.
    
    « On va toutes l’acheter… » renchérit Nadine.
    
    Un sifflement fend l’air, en guise à la fois de remarque affectueuse et de moquerie. C’est toujours le même, celui qui n’en rate pas une, j’ai nommé Daniel, le joyeux luron de la bande.
    
    Jérém arrive enfin à passer son t-shirt, et il lance :
    
    « Vous n’êtes qu’une bande de nymphos… ».
    
    Jérém essaie de faire de l’humour, mais je perçois son malaise. Je m’en veux de ne pas avoir su lui éviter ce petit « accident » qui, je le sens, va l’affecter. Heureusement, Loïc n’est pas Satine et l’histoire du débardeur à l’envers n’a pas été criée sur les quatre toits. Jérém l’aurait vraiment mal pris.
    
    En tout cas, désormais, il n’y a plus de doute, Loïc sait. Et, sans doute, Sylvain va bientôt savoir aussi. Il n’y a plus à espérer qu’ils sachent tenir leurs langues.
    
    Nous sellons nos montures, alors que certains cavaliers sont déjà en selle et nous font savoir leur impatience de repartir. Le fait d’apprêter les chevaux semble détendre un peu mon bobrun. Jérém prépare Unico et m’aide à préparer Téquila. Mais il demeure silencieux et il évite toute familiarité à mon égard.
    
    « J’ai une proposition à vous faire les gars… » nous lance JP ...
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